Ce blog est présenté par
--- Publicité ----

samedi 29 octobre 2011

Un atoll de rêve pour des vacances de rêves


Faaite, archipel des Tuamotu


     En Polynésie française, il y a des îles où la réalité dépasse le mythe. L'atoll de Faaite, dans l'archipel des Tuamotu, est de ceux-là.

 L’arrivée en avion sur l’atoll de Faaite    
    16°43’ Sud et 145°19’ Ouest. Ces coordonnées ne vous disent forcément rien : ce sont celles de l’atoll de Faaite !

   Situé dans l'archipel des Tuamotu, en Polynésie française, l’atoll de Faaite est à 1h10 de vol de Tahiti… Mais il n’y a qu’un vol par semaine, le mercredi. La durée du séjour est donc imposée par les rotations de la compagnie Air Tahiti !

     Une semaine entière pour s’immerger dans l’univers magique d’un atoll des Tuamotu…

L’atoll de Faaite et l’histoire


    L’atoll de Faaite est mondialement connu pour le drame atroce qui s’y déroula en septembre 1987 que les médias nommèrent « les bûchers de Faaite ». Cette année-là, en trois jours, six personnes furent mises au bûcher et brûlées parce qu’elles refusaient d’adorer la vierge Marie. (Ce massacre inouï fait l’objet d’un autre article)

L’atoll de Faaite vu du large

   Le premier Occidental à avoir posé le pied sur Faaite fut John Turnbull, en 1803, un marchand anglais qui écumait le Pacifique Sud et ouvrit la voie de Hawaï à Tahiti. C’est à la recherche de perles noires qu’il s’était aventuré dans les Tuamotu.

    Ce n’est que le 16 juillet 1820 que Fabian Gottlieb Thaddeus Von Bellingshausen y aborda à son tour, au nom de la Russie d’Alexandre 1er.

    Ensuite, Faaite retomba dans l’oubli, ce qui permit à ses habitants de continuer à vivre loin des bruits et de la fureur du monde jusqu’en ce funeste mois de septembre 1987.

L’atoll de Faaite et la géographie


    Situé presque plein nord par rapport à l’île de Tahiti, l’atoll de Faaite fait partie de ce qu’il est convenu d’appeler les Tuamotu du Nord. L’atoll dispose d’une mairie annexe dépendant de la commune de Anaa.

     En 2007, le recensement fait état d’une population de 367 habitants contre 313 lors du précédent décompte. Ces chiffres sont à comparer avec ceux de 1997 qui faisaient état d’une population de 180 âmes seulement. Ces chiffres montrent d’une part que le drame de 1987 s’estompe dans les mémoires, et d’autre part que la crise économique dramatique que connaît la Polynésie pousse les Paumotu (habitants des Tuamotu) à retourner dans leurs îles.

 La carte de l’atoll de Faaite
     Il est à noter que c’est également à la suite des événements de 1987 que fut décidée la construction de l’aéroport, afin de rompre l’isolement des habitants.

   La passe de Teporioha (la seule du lagon de Faaite) très étroite et son lagon peu profond empêchent les goélettes (cargos mixtes polynésiens) d’approcher le village de Hitianau et rendent difficile et dangereux l’approvisionnement de la population.
L’économie de Faaite repose quasi exclusivement sur la pêche et la culture du coprah. Cependant, ces dernières années le tourisme se développe peu à peu, même s’il reste à la dimension de l’atoll.

Les tortues de Faaite


    La tortue était un animal sacré à Faaite et nombre d’entre elles "flottaient" sur le lagon jusqu’aux années 1980.

     Auparavant, la chasse des tortues y était très codifiée.

   Quand les anciens décidaient un tifai (chasse à la tortue), une couronne de fleurs et un coco étaient déposés sur une pierre du marae Nimo Oteruga. Deux ou trois hommes étaient choisis parmi les meilleurs pour mener la chasse. Ce jour là, il ne fallait pas allumer de feux au village.

    Au retour de la chasse, les hommes annonçaient leur prise à distance en déclamant un toinoino qui relatait la prise de la bête. Les anciens, restés au village, guettaient ce signe qui leur faisait savoir si la chasse avait été bonne.

   Les chasseurs revenaient en poussant trois cris. Un homme disait d'abord s’il s’agissait d’une tortue mâle ou femelle. Si c'était un mâle, il disait takero, et une femelle, matariki. ensuite il donnait le nom de celui qui avait attrapé la tortue puis celui de l'endroit où elle avait été prise.

   Aujourd’hui, l’animal est totalement protégé et sa chasse strictement interdite… Mais comment contrôler un atoll aussi isolé ?

Séjourner à Faaite


    Là est le vrai défi, mais aussi la vraie récompense. En effet, à Faaite, la durée minimum du séjour est d’une semaine (rotation aérienne oblige). Or, à ce jour, il n’existe sur l’atoll ni hôtel, ni camping, ni pension de famille ! L’hébergement le plus proche se trouve sur l’atoll de Fakarava, à un peu moins de 20 km au Nord-ouest de Faaite.

     Quelle solution alors pour découvrir cette merveille paumotu ?

Le port de Hitianau, le seul de l’atoll de Faaite
    Une seule : prendre l’annuaire des téléphones et contacter la mairie, ou les gens directement afin de décrocher un hébergement chez l’habitant. Moins facile que d’acheter un séjour clefs en main dans un village de vacances, c’est vrai. Mais une fois ce point réglé, vous aurez l’infini bonheur de découvrir la gentillesse des Paumotu, la richesse de leur culture, la réalité de leur vie quotidienne et l’intime beauté d’un atoll des Tuamotu : celle qui se cache dans le cœur de ses habitants.

    Dès lors, la magie de la carte postale passera au second plan de vos souvenirs de voyage et aucune photo ne vous rendra cette richesse là.

Que faire lors d’un séjour à Faaite ?


     Au-delà de la vie quotidienne d’un atoll, la pêche et le travail du coprah pour l’essentiel, vous aurez aussi la possibilité d’admirer le plus beau koko des Tuamotu.

Le koko de Faaite, le plus beau des Tuamotu
     Un koko est un conduit naturel karstique qui communique avec l'océan et d'où l'eau sort avec une grande force lors de chaque marée montante puis s'évacue en un fort siphon à marée descendante. Lorsqu’il y a de la houle, le phénomène est spectaculaire.

     Et si vous aimez les sports de glisse, Faaite recèle un spot de surf que les plus grands champions apprécient particulièrement. Une vague de récif, certes dangereuse et réservée à des surfeurs expérimentés, mais de qualité exceptionnelle si l’on en croit certains grands champions.

     Si vous faites le voyage, nul doute que vos arrières petits enfants se souviendront longtemps de la manière que vous aurez de leur raconter ce séjour unique…

Un article de Julien Gué


3 commentaires :

  1. magnifique je poserais bien mes pieds un jours la bas

    RépondreSupprimer
  2. et pour voir une personne que j'aime T.T

    RépondreSupprimer
  3. Salut, Pouvez vous indiquer que la photo du Koko de Faaite vient du site Tahiti Heritage www.tahitiheritage.pf . C'est moi même qui l'ai prise lors d'un séjour dans cet atoll. Merci.
    Olivier de Tahiti Heritage

    RépondreSupprimer

Cet article vous a fait réagir ? Partagez vos réactions ici :