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mercredi 21 septembre 2016

Jeunes Polynésiens en scène

Un théâtre est né…

Ils sont en Terminale au lycée Aorai de Pirae, lisière-est de Papeete. Ensemble, ils ont écrit une pièce de théâtre. Puis ils se sont produits face à deux assistances de trois à quatre cents spectateurs à chaque fois : élèves seuls en matinée, puis en soirée avec amis, famille et adultes mêlés. Devant quelques hauts-représentants de l’autorité éducative… Ce qui est loin d’être négligeable, surtout que le staff des officiels affiche ostensiblement sa satisfaction et son approbation.

Comment mieux clôturer leur ultime année de spécialisation-théâtre sinon par un spectacle qu’ils prennent totalement en charge ? De sa conception textuelle, en passant par les partis pris de mise en scène et en assurant le jeu. Comment en finir avec leurs années-potaches ? Avec une pièce qui leur correspond en tous points : bilingue, aux accents antinomiques de fin d’adolescence, écartelée entre désespoir et dérision, docilité et défi. Son titre ? « Il faut que jeunesse s’amuse ». Et le plaisir du jeu est au rendez-vous.

Des Terminales dramaturges et acteurs
Ils y livrent leurs préoccupations. Ne vous laissez pas prendre au piège de l’intitulé. Les subtilités de l’antiphrase sont bien connues des bacheliers. Ainsi que l’histoire du théâtre, par ce clin d’œil à la « comédie bourgeoise » de Michel-Nicolas Balisson de Rougemont, Il faut que jeunesse se passe. Mais rien à voir  avec cette mentalité révolue, datant du 19ème siècle : ici, en Polynésie, en 1839, un autre monde se meurt, celui du dernier roi de l’île, Pōmare V, né la même année. Autre temps, autres mœurs. Sinon que les jeunes Polynésiens d’aujourd’hui ne manquent pas l’occasion de réhabiliter leur culture évincée, par le biais d’éléments scénographiques.

La pièce est d’actualité. La jeunesse n’est-elle qu’insouciance ? Si le genre est comique, mais sans excès, c’est pour atténuer le sérieux, voire la gravité du propos : véritable prise de conscience. Et comme tout spectacle théâtral, il ménage au public la liberté d’en approfondir les thèmes, d’en deviner ou d’en développer les conséquences.

En pleine genèse … l’atelier-Théâtre
Jeunes en devenir, c’est à leurs aînés et au monde qui les a faits qu’ils s’adressent. Leur discours fait preuve d’une maturité certaine dont peuvent être fiers leurs parents et leurs éducateurs.

Quant au théâtre : l’art scénique ne peut que se réjouir d’avoir trouvé en eux de dignes continuateurs. La « discipline du mentir vrai » a tenu en haleine un gymnase dont l’espace conséquent s’est trouvé balayé par le jeu et habité par la voix des acteurs, malgré les parasites sonores de la rue. Avant d’entamer la phase finale qui les mène aux examens, le premier semestre 2015-2016 s’achève sur l’expérience du bonheur ludique qui n’occulte pas les interrogations.

Une expérience recevable ?
Au dire des pédagogues décideurs alors présents, les lycéens-acteurs se sont situés largement au-dessus de la barre des attentes espérées. Réjouis par les compliments qui leur ont été prodigués, même si, dans leur for intérieur, les histrions n’ont pas été dupes de leurs défaillances. Perfection  oblige !

Des scènes en simultanéité
Mais il est un critère imparable et autrement plus violent qui décide de la popularité, de l’attrait, de la valeur d’un spectacle. Si le public polynésien se caractérise par sa réactivité, celui des adolescents est intransigeant, ne fait pas de cadeau ; il n’aurait pas manqué de manifester son désintérêt. Au contraire, malgré les conditions inconfortables de réception, l’assistance ne les a pas lâchés d’une seconde. Dans ce hall immense ouvert à tous vents, l’auditoire les a suivis au moindre changement de ton, riant de concert aux péripéties cocasses, ému et profondément silencieux aux épisodes tragiques.

Que sont-ils parvenus à montrer ? Du spectaculaire, une galerie de portraits incarnés par un éventail de personnages bien campés, colorés et toniques. Une représentation dont la cohérence est sans cesse dynamisée par des ruptures de ton. Le plaisir de se livrer, d’exprimer une gamme de jeux, variant  du démonstratif à la confidence, de l’exubérance à la froideur, de l’ostensible à l’intime. Une panoplie d’attitudes où la brusquerie se partage avec la vulnérabilité, la moquerie avec la cordialité… une cargaison de sentiments, des plus vifs, des plus vils, des plus emportés aux plus lyriques, de l’exaltation au désespoir.

Un moment cuisant : la gifle
Qu’ont-ils donc su transmettre, ces apprentis de la scène, au bout de ces trois ans d’option théâtrale ? Leur vérité, leur sincérité. L’adhésion du public ne s’arrache pas avec des artifices. À l’instar de Molière, les personnages-clés sont taillés à la caricature. Mais ils ne visent personne, sinon des fonctions (proviseur, parent, ado en pleine libido ou en dérive d’addiction, transgenre, etc…). Aucun dénigrement, aucune vexation, aucune diffamation.

Quelle opération ont-ils réussi à combiner sur cette estrade de fortune ? La scène est devenue un lieu vivant où personne, ni rien (décor), ne fait office de figurant. Où le moindre objet sert de relais entre les actions, alimente la gestuelle, la transforme et l’accentue. Un équilibre qui repose sur l’intensité du jeu et crée l’unité du spectacle.

Les déclics de la scène
Même s’ils n’en possèdent la maîtrise totale, les jeunes lycéens ont su mettre à profit les impératifs de la scène : donner à voir, dynamiser le moindre moment, captiver, se faire entendre et surtout, toucher.

Trois ans que nous les fréquentons et que nous avons saisi les étapes de leur évolution. Combien certains ont gommé les gestes parasites, la séduction facile, le bluff, les recettes bon marché glanées dans des séries TV de seconde zone. Combien d’autres se sont affirmés, ont dépassé leurs craintes, se sont montrés inventifs.

À la régie, avec Vaiana
Conscients que le Théâtre s’assume collectivement, ils ont conçu le texte, mi en tahitien, mi en français, choisi la bande-son et organisé la circulation d’éléments de décor et d’accessoires minimalistes mais multifonctionnels. Le cadre ainsi posé, ils se sont attelés au jeu, à sa densité, à la progression de l’action dans les dialogues, à la crédibilité des personnages.

Qu’elles aient été le fruit d’improvisations préalables ou issues d’un canevas sommaire, les différentes scènes posent des situations initiales dont un élément perturbateur ne laisse rien présager du dénouement. Leur problématique, larvée ou directement conflictuelle, se résout par des péripéties menées à leur paroxysme ou par un coup de théâtre.

Derniers émois avant épreuve du Bac
Le thème de chaque séquence, choisi par les protagonistes, brosse un ensemble de sujets liés à leur vécu et à leur âge. En sept saynètes, ils abordent sans détour des questions de société propres à la Polynésie, et plus largement soulèvent les pans des préjugés : le rapport à l’autorité parentale, la place de l’instruction, la drogue, l’alcool, la jalousie, la violence, la grossesse précoce, l’homophobie, le 3ème genre, le clivage de l’internat pour ces enfants des îles et la vie de famille, l’amour et… le suicide.

Le préambule, les transitions et le final servent de fil conducteur à la pièce. Traités comme des moments à part entière, ils ont pour fonction de soulever le couvercle des marmites en pleine ébullition de l’univers des jeunes. Dans un style gaguesque, tenu par un annonceur et son double, ils se distribuent la parole en tahitien et en français. Ils font office de chef d’orchestre, à la manière d’un Monsieur Loyal de cirque, tantôt présentateurs, tantôt commentateurs, parfois dépassés dans leur rôle de locuteurs directs avec le public par la cohorte des personnages, venus les parasiter. La mise en abyme et une sorte de mise à distance brechtienne…


Des prémices d’acteurs ?
Nous ne pouvons que nous en expliquer ici. Instruits des différentes théories de mise en scène et d’une histoire succincte du théâtre qui démarre à l’Antiquité, initiés à la représentation vivante par de trop rares sorties pédagogiques ou des captations vidéo sur YouTube et autres sites… ils ont puisé sans complexe dans ce répertoire éclectique mis à disposition.

Déballage scénographique avant prestation
Leur manière de voir ? Elle découle aussi de leurs heures d’atelier pratique. Ils l’ont réfléchie, même partiellement. Elle s’est forgée au coup par coup, par la concrétisation de ce projet dramaturgique. Aux différentes questions de faisabilité s’imposait une réponse sur-le-champ. Ils ont donc adapté leur spectacle aux besoins exigés par le déroulement des scènes.

Du talent, ils en ont : certains plus que d’autres, certains en devenir, d’autres en embryon. Ils ont donc mis à contribution leurs savoir-faire, des éléments issus d’activités annexes (musique, instrument, chant, danse, etc…). Ils ont acquis les bases des compétences de jeu, des bribes de réflexes scéniques… Ils se sont concocté un spectacle à leur mesure : se sont mis au service du jeu avec l’impertinence de la jeunesse, le plaisir de se révéler tels qu’ils sont, leurs maladresses de débutants et leurs tours de passe-passe.

Concentration et trac…
Loin de nous de crier au miracle ! Remettons les choses à leur place : il s’agit d’une prestation d’élèves, au rendu notable et de qualité, oui. Mais un spectacle qui reste malgré tout inachevé. Il possède tous les ingrédients qui constituent l’ossature d’un bon spectacle, comme nous l’avons montré plus haut, parce qu’il a été sérieusement élaboré.

Mais il manque encore de ce temps précieux et indispensable qui fait la magie du théâtre : une intensité sans faille, un rythme soutenu, des enchaînements sans fissure, une technique de jeu imparable. Leurs encadreurs, Vaiana Hervé-Mecheri, enseignante, Julien Gué, intervenant-théâtre, ne me contrediraient certainement pas.

Vers le jury du Bac…
Nous ne pourrions l’assimiler à un travail professionnel. Pour une pièce d’1 heure ¼, ils ne disposaient ni du volume horaire, ni des conditions  indispensables à des répétitions journalières. Mais nous avons remarqué cette liberté et cette prise de risque dans le choix même des rôles. Comme un défi pour tenter le tout pour le tout.

Un théâtre polynésien ?
Le potentiel théâtral existe réellement dans les cinq archipels dont sont originaires les élèves. Pas la peine de revenir au fonds culturel de la confrérie pré-évangélique des 'arioi, pour s’en persuader. Dans ce qu’ils nous ont donné à voir, leur liberté de conception nous a interpellée : avec cette aisance d’emboîter plusieurs techniques de mise en scène, de faire coïncider les différents espaces scéniques, d’intégrer scène et salle. Une facilité à s’approprier les ressorts de l’action et du jeu, à passer du masculin au féminin et vice versa dans la distribution des rôles. Une habileté à faire coexister, convertir, détourner et à se réapproprier les différentes disciplines artistiques pour leur attribuer une fonction opérante.   

Le recours au bilinguisme n’est pas simple usage conventionnel, mais porteur de valeurs et de jeux. Pour résumer, une réelle créativité dramatique et de communicabilité : fonctions premières du théâtre… Une prédisposition à moduler l’espace théâtral en fonction de leur originalité culturelle.

Intervenant (se) découvrant (dans) un carnet de bord
Toujours est-il que parmi ces 23 jeunes, certains pourraient faire carrière dans la filière, à condition que la formation théâtrale compétente existe réellement en Polynésie… et que le métier ne soit pas altéré par les circuits commerciaux. Qui va continuer sur la route du théâtre ? Cette année, personne. L’an dernier une inscription au Centre prestigieux de Strasbourg.

En juin 2016, les jurys du Bac l’ont confirmé : pleurant, comme ils nous l’ont avoué au rôle tragique féminin d’Agavé interprété par un jeune homme, Maki, en meurtrière de son propre fils. En toute adéquation avec la tradition grecque où les femmes ne montent pas sur scène, sur fond de marae et en costumes polynésiens (more, pāreu). Les Bacchantes d’Euripide (405 av. J-C) au programme a aussi inspiré « Make », jeune fille dans le rôle de Penthée, roi et juge suprême impitoyable dont la maestria a impressionné. Le rire et les papilles gustatives en émoi pour un Figaro épicurien interprété par Dylan qui a su les faire saliver entre pantomimes, pied de bœuf, bière et Goddam !

«Les Bacchantes» version polynésienne
À ceux qui nous ont offert ce délice scénique, saurons-nous accorder le bonheur des planches ?


Un article de  Monak

Tous droits réservés à Monak & Julien Gué. Demandez l’autorisation des auteurs avant toute utilisation ou reproduction du texte ou des images sur Internet, dans la presse traditionnelle ou ailleurs.




mercredi 24 août 2016

Frites, fricassées, galette



Le « ‘Uru facile » de Lola

Lola sort de sa tarodière et, comme à son habitude, fait de ses recettes un petit bonheur. Pour elle, tout plat s’avère facile. Mais la gastronomie demande un peu de soins. Elle le sait et s’en accommode. Magie du savoir-vivre polynésien où le temps ne compte pas.

Faut-il préciser que le fare ahimā'a, la cuisine où elle opère, est largement ouvert à tous vents. Ce corps de logis sous auvent constitue le point de convergence de la maison familiale. Il est pourvu du four tahitien typique (ahimā'a), creusé dans le sol, mais aussi d’une cuisinière à gaz et d’un immense évier de pierre alimenté par l’eau d’une source.

Le fare ahimā'a, son four, son feu, sa gazinière
Pour sa journée ‘uru, elle rassemble les fruits qui ont déjà passé la nuit, la tête à l’envers à rendre leur sève blanche. Pour les 3 recettes qui vont suivre, elle les a choisis sur l’arbre à pain à plusieurs stades de leur mûrissement : le premier bien onctueux voire un peu avancé, le second ferme et le troisième un peu mou.

'uru à maturation
Comme vous le savez certainement, la chair de ce fruit « miracle de la nature selon les premiers nutritionnistes du XVIIIè siècle », qu’elle soit réduite en farine ou pétrie en pâte, peut entrer dans la confection de desserts et de beignets salés ou sucrés. Dans la catégorie recette salée ou neutre, et l’utilisation du ‘uru comme pain ou légume, Lola vous livre : galette de ‘uru, frites de ‘uru et rissolé de ‘uru. Les "Recettes à Lola", c'est particulier. Entre tradition et modernisme, Lola fait sa sauce !

Galette de ‘uru
Avec un fruit bien onctueux, voire un peu avancé dont l’aspect pourrait s’apparenter au mode ancien de conservation, le pōpoi : empaquetée dans de la feuille de banane, la chair cuite à l’étouffée dans un four de pierres brûlantes, le résultat s’en éloigne totalement. Par contre, la galette de ‘uru à la Lola est une denrée sèche.

...épluchez
Tout aussi primitive et rudimentaire, la recette de galette de ‘uru ne remonte pas au Déluge,  car elle utilise des ustensiles qui n’existaient pas aux temps anciens de la Polynésie. N’ayant pas connu l’âge du fer, pas de plaque métallique sur feu de bois, ni wok, ni poêle. Elle se rattache aux pratiques culinaires des galettes de manioc ou de mil en Afrique.

...prenez la chair
Détachez la chair cotonneuse du ‘uru de sa pelure à l’aide d’une cuiller. Écrasez-la à l’aide d’un pilon. Portez-la sur le feu sans aucun corps gras. Faites-la chauffer dans le récipient sans cesser de la malaxer à l’aide d’une spatule de bois jusqu’à ce que la pâte ainsi formée exsude tout son liquide.

La galette est prête quand, restant bien compacte, la pâte devient croustillante sur les bords et prend une teinte dorée. La galette a la consistance d’un pain sans levain.

Comme la galette de mil
Vous pouvez la consommer chaude ou froide, telle quelle comme du pain. Sur le mode casse-croûte, tartinez-la, selon votre appétit, de compote, de confiture, de pâté, de charcuterie ou de toute autre garniture.

Frites de ‘uru
Tranchez un ‘uru ferme et juteux, épluchez-le. Coupez-le en lames plus ou moins épaisses à votre convenance. Choisissez votre huile et, quand elle bouillonne, faites-les frire.

Coupez en tranches
Dans une poêle, retournez-les pour qu’elles soient dorées sur les deux faces. Si vous êtes pressés, jetez-les directement dans l’huile bouillante d’une friteuse, comme pour des pommes de terre. Salez s’il vous sied. Égouttez, présentez les chaudes.

Dorez chaque face
Si vous les voulez plus moelleuses. Commencez plutôt par cuire le ‘uru dans sa peau au four. Vous pouvez aussi précuire les tranches à la vapeur et bien les égoutter avant de les plonger dans l’huile. Tout est question du temps que vous voulez passer aux fourneaux.

Rissolé de ‘uru
Prenez un ‘uru bien tendre. Épluchez-le. Écrasez la chair en purée. Dans une terrine, ajoutez un œuf, du sel, des herbes aromatiques, un soupçon de matière grasse, pour bien lier cette pâte.
'uru ferme
Mélangez soigneusement puis pétrissez en ajoutant un peu de farine de ‘uru ou de blé, si l’ensemble paraît trop fluide. Quand la pâte est bien consistante, apprêtez des boulettes, que vous aplatirez ensuite.

Dans une poêle, faites chauffer un peu d’huile. Placez-y délicatement vos rissolés. Laissez-les bien fricasser. Dès qu’une odeur légère de grillé s’en échappe, retournez-les. Ils doivent être joliment dorés pour être cuits. Vous pouvez fourrer vos rissolés de viande blanche hachée, de lardons ou de restes de poissons crus ou déjà cuits.

Rissolé de 'uru
Égouttez sur une feuille de bananier ou un papier-linge en les gardant au chaud. Servez-les encore fumant. Accompagnez d’une salade fraiche.

Des plats économiques
Les « recettes à Lola » conviennent pour les petites bourses. Ceux dont le fare est pourvu du tutélaire arbre à pain ou proche de voisins charmants. Le Polynésien est partageux et le poteau de votre portail se pare, en « saison d’abondance », du fruit de leurs offrandes.

Cuisine familiale, elle utilise les restes et peut ingénieusement s’adapter à vos envies.  Les jeunes générations boudent un peu le ‘uru pour se jeter sur des chips importées. Mais si le goût en est proche, il garde son originalité. Osez la variété avec le fruit de l’arbre à pain !

Lola au fourneau
N’hésitez pas, alors… à réintroduire dans votre cuisine cet aliment sans gluten. Car nombre d’industriels de l’agroalimentaire ont dévoyé, pour une culture intensive plus fructueuse et plus profitable, les farines entrant dans la boulange ordinaire.

Revenons au naturel. Ne méprisons pas le local ! Et ne laissons pas pourrir sur l’arbre un fruit si bien doté par la nature.


Un article de  Monak



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