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samedi 6 janvier 2018

In the year 2018



So many dreams still to live...

Of course, 2017 was not just happiness, pleasure and celebration. However, the late year still saw the birth of a show we are proud of, happened to make promising encounters and magical moments with friends so dear to our hearts. So….

So, the year 2018 should unfold its ephemeris with the same proportions of intense joy, deep pain and endless questioning or response. Even if some that mattered so much to us are no longer there to share our upcoming laughter and tears, we will continue, tirelessly, to associate them with our lives. Simply because it isn’t possible to forget.

From one page to another
Admittedly, the activity of "Tahiti, its islands and other ends of the world" has slowed considerably in recent months, but you will not blame us too much I hope: it's for the good cause!

The wishes of “To'u fenua e motu Company”
Indeed, the creation of the stage play "Ned Choquitto or the other Don Quixote" was as time-consuming as energy intensive: the result was well worth the sacrifice. For this year 2018 just hatched, the "To'u Fenua e Motu Company" will continue the performances of "Ned Choquitto", but will also propose a new creation with the same Dylan Tiarii and Maki Teharuru, it will be for the month of October: "Tu'ai or Moana o te hotu pāinu". At the same time, another original work will take shape: "L'Exîlienne" by and with Monak, accompanied in this adventure by the cellist Sophie Peracaula.

From one dream to another
Carried by an idealistic breath, probably a bit naive but so generous and fraternal, exactly half a century ago, our generation invaded the streets with flowers in their hair, on their clothes and in their eyes ... We know, alas, what it has happened to all these dreams. Although  some  social and human steps forward remain such as, pell-mell, the abolition of the death penalty, the right to contraception and abortion, the so-called free radios, etc., etc., etc...

Wherever we look today, we see only suspicion, hatred and violence, censorship, racism and sexism, profit, profitability, financial report and above all, especially: a stench of rampant misery, war, terrorism, rejection of others...

To answer this terrifying and recurring question already asked by Michel Jonasz in the 80s: "Don't you think that it smells of war...?" At the same time, as to express our only true wish for this year, which begins so bad for humanity, we can only give the floor to Julos Beaucarne: "I say that we must love each other. That you have to love wrongly... and through..."

'Ia ora na i te matahiti api 2018.

An article of Julien Gué and Monak

Copyright Julien Gué. Ask for the author’s agreement before any reproduction of text or images on Internet, traditional press or elsewhere.



vendredi 5 janvier 2018

En l’an 2018




Tellement de rêves encore à vivre…

Bien sûr, 2017 ne fut pas que bonheurs, plaisirs et réjouissances. Cependant la défunte année a tout de même vu la naissance d’un spectacle dont nous sommes fiers, des rencontres pleines de promesses et des moments magiques avec des amis tellement chers à nos cœurs. Alors…

Alors, l’année 2018 devrait dérouler son éphéméride avec les mêmes proportions de joies intenses, de douleurs profondes et d’interrogations sans fin ni réponse. Même si certains qui nous importaient tant ne sont plus là pour partager nos rires et nos larmes à venir, nous continuerons, inlassablement, à les associer à nos vies. Simplement parce qu’il n’est pas possible d’oublier.

D’une page à l’autre
            Certes, l’activité de « Tahiti, ses îles et autres bouts du monde » s’est considérablement ralentie au cours de ces derniers mois, mais vous ne nous en voudrez pas trop j’espère : c’est pour la bonne cause !

Les vœux de la Cie To’u fenua e motu
            En effet, la création du spectacle « Ned Choquitto ou l’autre Don Quichotte » a été autant chronophage qu’énergivore : le résultat valait largement le sacrifice. Et pour cette année 2018 tout juste éclose, la « Cie To’u Fenua e Motu » va poursuivre les représentations de « Ned Choquitto », mais vous proposera également une nouvelle création avec les mêmes Dylan Tiarii et Maki Teharuru, ce sera pour le mois d’octobre : « Tu’ai ou Moana o te hotu pāinu ». Dans le même temps, une autre création prendra forme : « L’Exîlienne » de et avec Monak, accompagnée dans cette aventure par la violoncelliste Sophie Peracaula.


D’un rêve à l’autre
            Portée par un souffle idéaliste sans doute un peu naïf mais tellement généreux et fraternel, il y a un demi siècle exactement, notre génération envahissait les rues des fleurs dans les cheveux, sur les vêtements et dans les yeux… On sait, hélas, ce qu’il est advenu de tous ces rêves. Même s’il en reste quelques avancées sociales et humaines non négligeables comme, pêle-mêle, l’abolition de la peine de mort, le droit à la contraception et à l’avortement, les radios dites libres, etc, etc, etc…

Où que se porte mon regard aujourd’hui, je ne vois plus que suspicion, haine et violence, censure, racisme et sexisme, profit, rentabilité, rapport financier et surtout, surtout : une pestilentielle odeur de misère galopante, de guerre, de terrorisme, de rejet des autres…

Pour répondre à cette terrifiante et récurrente question déjà posée par Michel Jonasz dans la décennie 80 : « Vous trouvez pas qu’ça sent la guerre ?... », en même temps que pour exprimer notre seul véritable vœu pour cette année qui débute si mal pour l’humanité, nous ne pouvons que donner, une fois encore, la parole à Julos Beaucarne : « Je dis qu’il faut s’aimer. Qu’il faut s’aimer à tort… et à travers… ».

           
Ia ora na i te matahiti api 2018.

 
           
Un article de Julien Gué et Monak


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