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vendredi 10 août 2012

Comment se loger lors d'un séjour en Polynésie ?


Les choix et… les prix !

 

D'un luxueux bungalow sur le lagon à une pension de famille modeste mais chaleureuse, il y a un monde... et d'énormes écarts de prix !

Il y a beau temps que les méthodes de Robinson Crusoé ne peuvent plus satisfaire les exigences du voyageur venu passer ses vacances en Polynésie française.

Après les transports, le poste financier le plus lourd lors d’un voyage en Polynésie française est l’hébergement. Alors, quelle solution choisir ?

La Polynésie française telle qu’on la rêve
Si les dirigeants polynésiens considèrent toujours que le tourisme est la principale ressource financière du pays, les choix politiques faits durant les trois dernières décennies ont en fait réduit l’éventail de l’offre d’hébergement.

Ainsi par exemple, aujourd’hui, plus de Club Méditerranée, ni d’ailleurs de vols à bas prix depuis l’éviction, au début des années 2 000, de la compagnie Corsair pour faire de la place à Air Tahiti Nui.

L’hôtellerie de luxe en Polynésie française

Le pari des autorités locales a clairement été celui de l’hôtellerie de luxe, fortement aidées en cela par les nombreuses lois de défiscalisation votées par l’Assemblée nationale (loi Pons, loi Girardin, loi Flosse, etc.).

La carte des cinq archipels de Polynésie française
La principale conséquence de ces différents dispositifs et de ce choix politique est que l’offre hôtelière en Polynésie se résume quasiment à des établissements revendiquant 4 ou 5 étoiles au guide Michelin… et pratiquant des tarifs inaccessibles pour l’écrasante majorité des gens.

Si les infrastructures de ces hôtels sont bien au niveau de leur classement, les prestations de service, elles, ne le sont en général pas si l’on se réfère à ce qui est proposé par des établissements comparables ailleurs dans le monde.

Ces luxueux établissements comptent tous au minimum une centaine de chambres, et donc sont concentrées sur les îles les plus visitées. Tahiti, Moorea et Bora Bora en accueillent l’essentiel. Il en existe un au moins également sur les îles de Raiatea, Huahine, Taha’a, Rangiroa, Tikehau, Nuku Hiva ou Hiva Oa. En clair, sur les îles traditionnellement les plus fréquentées.

Le must des hôtels de luxe en Polynésie française
Mais attention: en dehors de ces îles qui sont aussi les plus facilement accessibles, l’offre d’hébergement hôtelier de luxe n’existe pas.

Il n’existe quasiment pas non plus, en Polynésie française, d’hôtels dans les catégories intermédiaires.

Tous ces établissements disposent de sites internet et sont référencés par le GIE Tahiti Tourisme.

Les pensions de famille polynésiennes

Longtemps totalement ignorées des pouvoirs publics, les pensions de famille représentent, sans aucun doute, le meilleur moyen de découvrir la Polynésie et ses habitants.

Bungalow dans une pension de famille à Moorea
Elles sont nombreuses et il s’en trouve dans la quasi-totalité des îles des cinq archipels polynésiens.

Afin de pouvoir peser sur les pouvoirs publics pour être enfin reconnues, certaines d’entre elles se sont regroupées au sein d’une fédération nommée Haere Mai. Hélas, toutes n’en font pas partie. Certaines d’entre elles, installées sur de petites îles peu habitées, n’on même pas Internet.

Le GIE Tourisme, lui, a créé un guide virtuel nommé Ia Ora en faisant une sélection de ce qu’il appelle "les établissements de petite hôtellerie familiale". Ce sont justement les critères de cette sélection, contestés par un certain nombre d’établissements, qui ont amené la création de la fédération Haere Mai.

Trouver la pension idéale demande donc quelques recherches et un peu de temps. Tout comme d’ailleurs, parfois, trouver le meilleur moyen de s’y rendre

Aux îles Gambier, pas d'hôtels : seulement des pensions !
Mais si votre but, en venant en Polynésie française, est de découvrir un peuple, sa culture et son mode de vie, alors vous ne regretterez pas d’avoir opté pour les pensions de familles, et si possible dans des îles pas trop fréquentées.

Votre budget vacances non plus ne le regrettera pas. L’économie (non négligeable) réalisée sur le poste hébergement vous permettra de faire d'autres activités, d’autres découvertes, voire d’allonger la durée de votre séjour…

Campings et autres hébergements de Polynésie

Si vous êtes adepte du voyage avec la tente canadienne roulée en haut du sac à dos, ne vous faites pas d’illusion: il n’y a quasiment pas de campings en Polynésie française.

Les deux plus connus sont ceux de Moorea et de Huahine. Les quelques autres sont plus proches du principe camping à la ferme et ne proposent quasiment pas d’infrastructures. Autant laisser sa tente à la maison et utiliser la place et le poids (limité dans les avions) pour emmener palmes et masque !

Il s’agit, là encore, des conséquences du choix politique de privilégier le tourisme de luxe. Un choix vieux de plusieurs décennies et qui, aujourd’hui, s’avère une erreur dramatique pour l’économie locale.

Quant au camping sauvage, il ne faut pas trop y compter, sauf à connaître les propriétaires du terrain où vous souhaitez vous installer.

Le restaurant de la pension à Hatihau, à Nuku Hiva
Il reste une dernière solution d’hébergement: le couchsurfing, littéralement "surf de canapé". Le principe en est simple: des gens qui disposent d’un ou plusieurs couchages le proposent gratuitement, pour une nuit ou deux, au voyageur de passage.

Si cette manière alternative de voyager n’est encore que très peu développée dans les îles polynésiennes, elle se répand de plus en plus et permet, là encore, de faire de très sérieuses économies.

A ce jour, il y a 54 foyers en Polynésie qui proposent cette forme d’accueil entièrement gratuit. Vous les trouverez en suivant ce lien : http://www.couchsurfing.org/mapsurf.html.

Réussir son séjour à Tahiti et dans ses îles

Que ce soit pour l’hébergement comme pour les transports inter-îles, lorsque l’on dispose d’une durée de séjour limitée (ce qui est en général le cas), il vaut mieux bien préparer ses vacances en Polynésie française.

Compte tenu de la crise touristique profonde que traverse le Pays (conséquence de la crise économique, mais aussi et surtout de l’instabilité politique et de l’absence de véritable plan de développement de l’activité) il est aujourd’hui possible de négocier les prix avec la quasi-totalité des hôtels de luxe.

Les merveilleux bungalows de l'Hawaiki Nui Hôtel à Raiatea
En ce qui concerne les pensions de familles et la petite hôtellerie, on peut trouver le meilleur comme le pire. Il est donc conseillé de prendre le temps de faire des recherches d’informations sur Internet pour faire son choix de la manière la plus judicieuse possible.

Il n’en reste pas moins qu’avec un tout petit peu de prudence et de préparation, un voyage en Polynésie est toujours inoubliable.

 

 

Un article de Julien Gué

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