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mercredi 2 novembre 2011

La Tunisie multiple


Un pays à facettes

           
    A la bordure Est du Maghreb, sur cette rive Sud de la Méditerranée qui amorce le continent africain, la Tunisie avoisine l’Europe par ce minuscule canal de Sicile, parsemé d’îlots.

     De l’Afrique, elle arbore le soleil, le ciel d’un bleu intense, la couleur, la lumière, ainsi que l’exprime Paul Klee sur ses toiles.

Soleil, palmes et blancheur…  
     Adossée à la montagne et au désert sur son flanc ouest, les pieds dans l’eau, la Tunisie,
est loin d’être isolée.

   Signataire de l’Union du Maghreb Arabe (UMA)  depuis 1989, elle est partenaire du pôle économique, social et culturel de l’Euro-Méditerranée, initié en 1995 (pacte de Barcelone) par l’Union européenne (UE) et la berge sud de cette « Mer Blanche du Milieu des Terres », telle qu’elle est nommée par ici.


Cloisonnée par son relief…

     Petit pays, qui n’a de commun avec le Surinam que sa superficie : plus de 164 000 km2, la Tunisie s’étire du nord au sud, entre l’Algérie, la Libye et la mer. Elle fait les pointes à quelques degrés latitude-nord  du même Tropique du Cancer.

    Cinq fois plus grande que la Belgique, elle l’égale à peine par sa population : soit 11 Millions d’habitants. En effet : le désert occupe environ le tiers de sa surface.

La neige brûlerait-elle ?  
   Des contreforts de l’Atlas, elle tire son unique fleuve au débit régulier, voire impétueux : la Medjerda. Née dans le Constantinois algérien, captée par de nombreux barrages d’irrigations, elle fournit le pays en hydroélectricité. Alimentée aussi par des oueds sporadiques, elle termine son parcours dans le golfe de Tunis.

    La chaîne montagneuse orientée S-O/N-E, reste peu élevée : le Djebel Châambi culmine à 1544m. Elle cloisonne une région de plateaux au climat plus rude. Les rigueurs climatiques ne se font sentir que l’hiver. Et l’antique « grenier de Rome » poursuit sa vocation, même s’il s’essouffle un peu.

    Avec ses forêts, ses précipitations, ses toits de tuile et ses falaises rocheuses qui viennent plonger dans les massifs de corail rouge, la Kroumirie, forme une succession de petites vallées encaissées : la « petite Suisse » aux pentes couvertes de chênes-lièges, jadis appelée « Tunisie la verte », pendant l’Antiquité.  

…l’aridité du désert

   La barrière végétale des sommets est largement amputée par le déboisement intempestif dû au manque de combustible et à l’expansion de la monoculture. Avec le réchauffement de la Terre : la zone aride continue de progresser et occupe plus de 15% du pays.

     Le versant Sud qui servait de rempart au Désert, ne cesse de s’assécher et de s’éroder trop rapidement.

Le désert au cœur   (photo libre de droits)
    Se découvre alors un paysage lunaire émaillé de concrétions rocheuses, de grandes dépressions couvertes de croûtes de sel, ménageant leurs mirages,  comme le Chott El Djerid.
      
     Et parmi des étendues de sable aux teintes variées, passant de l’ocre au blanc cassé,  les dunes du grand Erg oriental abritent des oasis. Peuvent y jaillir des sources chaudes, mais s’y installe la fraîcheur sous les palmeraies.

L’influence marine l’unifie

     Avec à peu près autant de frontières terrestres que littorales, soit environ 1300 km de côtes, dont 300 km de plages de sable fin, la Tunisie s’ouvre largement aux influences marines.

     Si la moitié nord, plus arrosée participe du climat méditerranéen, elle favorise la fertilité de terres consacrées aux agrumes : une bonne dizaine d’espèces et de croisements. Le mauvais temps, ce sont ces orages d’automne à partir d’octobre. Ces pluies soudaines « lavent tout », balayent tout. Ghassalt al-Nwader, comme le titre au théâtre une pièce de F.Jaïbi & J. Baccar.

La montagne aux pieds dans l’eau  
    Et de plus en plus, les inondations d’automne déversent des torrents de boue sur le pays : de Djerba à Tunis (du sud-est au nord), le pays n’est pas épargné ; les 10 derniers jours d’octobre 2011 ont connu une situation d’alerte  prise en main par la Protection Civile.

     La plaine côtière sud, vouée aux oliveraies et autres fruits secs… dégage en temps ordinaire une odeur prégnante d’huile. Plus on entre dans les terres, plus le climat évolue du semi-désertique au désertique. La chaleur peut devenir pénible de mai au mois d’août.

Entre porte et rose des vents

     Les côtes, et la bande littorale appelée Sahel  regorgent de poissons. Et même si la production diminue, le Poisson n’en perd pas moins sa symbolique de chance et de prolificité.

    La population en majorité arabo-berbère, sémite et phénicienne, n’a pas oublié ses ancêtres navigateurs, ni la tradition des écumeurs de mer.

Vue du ciel : l'enclave entre désert et Méditerranée  
    Car le système de vents, qui régule encore les floukas (felouques) traditionnelles des petits artisans pêcheurs de poulpes, semble encore décider du temps.

    L’harmattan, issu de cet alizé saharien, barre l’horizon en transversale, d’un effluve torride. Le sirocco tourbillonnant s’y associe ou s’y affronte. Mistral et tramontane traversent et lancent leur note de fraîcheur et de pluviosité.

Partir… pour mieux revenir ?…
     L’île de Djerba est souvent associée au climat polynésien… il ne vous reste plus qu’à le vérifier.

Un article de MonaK



1 commentaire :

  1. Tellement de "facettes" que plus personne ne comprend....
    http://geopolis.francetvinfo.fr/tunisie-daech-et-hitler-heros-de-lycees-de-jendouba-et-de-kairouan-59397

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