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dimanche 20 janvier 2013

Karima est partie



Nous sommes tous responsables

 

C’est le 18 septembre 2012 que Karima a choisi de partir. Nul ne sait où, mais nous savons pourquoi.

C’est la bêtise générale qui a tué Karima. La bêtise, la méchanceté, l’ignorance, l’intolérance et toutes ces sortes de choses qui rendent parfois les hommes (et les femmes) repoussants.

Ce sont les mêmes qui ont tué Karima (et combien d’autres comme elle ?) qui étaient dans la rue par milliers pour protester contre le mariage entre personnes du même sexe. Les mêmes qui remplissent les mosquées et les églises. Les mêmes qui sont heureux d’aller jouer sur les champs de bataille de la planète pour faire des orphelins. Les mêmes qui parlent de la faim dans le monde la larme à l’œil à la fin d’un banquet. Les mêmes qui…

Vadimir Maïakovski, assassiné par le désespoir…
Il suffit !

Aujourd’hui, je veux simplement dire à Karima que je pense souvent à elle. A elle, à Jade et à toutes celles et ceux qui, comme elle, victimes de la bonne conscience générale, ont finalement baissé les bras, bouffés par la souffrance et l’incompréhension.

Voici donc les mots qui me sont venus à l’esprit à l’instant même où j’ai appris son suicide. Je dis suicide car il faut bien appeler un chat un chat, même si ces suicides-là ressemblent terriblement à des lynchages collectifs.


« Bientôt deux heures. Tu es couchée, peut-être… »
Ces mots, ce sont les derniers que Vladimir Maïakovski écrivit quelques minutes avant de se donner la mort dans une chambre miteuse de Moscou, le 14 avril 1930. Ils étaient destinés à l’amour de sa vie, une certaine Elsa Triolet…


Un article de Julien Gué


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Tous droits réservés Julien Gué. Demandez l'autorisation de l'auteur avant toute reproduction du texte ou des images sur Internet ou dans la presse traditionnelle.

1 commentaire :

  1. Karima ne faisait pas de mal, elle essayait de vivre sa vie dans une quête du bonheur commune a chacun d'entre nous..alors ?
    Je reprends tes mots Julien :
    "Voici donc les mots qui me sont venus à l’esprit à l’instant même où j’ai appris son suicide. Je dis suicide car il faut bien appeler un chat un chat, même si ces suicides-là ressemblent terriblement à des lynchages collectifs. "
    .....................
    Paty

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