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Le nouveau roman de de Monak à lire absolument

mercredi 11 février 2026

23è FIFO Le court-doc


Du court au Doc’ en  Océanie

 

Histoire de nous plonger dans le bain du Film Documentaire, & compte-tenu de l’élasticité de la performance, passant du mini au super maxi avec prolongations dans la catégorie sélectionnés du FIFO... Tenons-nous en au SHORT : le spectateur pourra se pencher sur les tendances –"nouvelles" bien sûr– de cette catégorie que nous devons à Mareva Leu, illustrant la 2nde soirée du Festival tahitien...  Fenêtre-sur-courts nous fait voyager en Pacifique & cligner de l’oeil dans l’histoire du Cinéma.

 

À peine 2 jours au village FIFO 2026, que se note une qualité & une prise de liberté des documentaristes : de la diversité d’approche au traitement nettement poétique de l’image, de ses respirations, de la conception même du produit cinématographique... Effectivement c’est dans l’air...  

 


Rien ne pourrait donc vous étonner sur la présence dans le Jury 2026, de Fabienne Hanchot qui pousse, dans la formation des cinéastes de L’école Documentaire (Ardèche Images) qu’elle dirige, «à la réalisation documentaire de création»...  Ce qui poussera peut-être à une restructuration d’un secteur qui souffre de son manque de moyens de production & de diffusion...

Donc, Fabienne ne se trouve pas par hasard au cœur de la 37ème année d’un Festival du documentaire à Lussas... au cœur des états-généraux du Documentaire ... mais aussi petite ville rurale d’un millier d’habitants : point commun avec notre atmosphère provinciale... compte tenu que les 2 sites ne sont desservis par aucun train...  Elle sera ravi de l’apprendre...

Petit détour qui nous conduit immanquablement vers... un contexte local revu & corrigé... Le reste du jury sera épluché ultérieurement par nos soins... bien sûr

 

Dans la veine retour aux sources.... 

 Le brut de décoffrage, comme si vous y étiez avec le Mini NGADJURI, SPIRIT AND SONGS OF COUNTRY de Quenten Agius & Kim Navromatis (Australie)... vous claque aux oreilles sur fond de psalmodie... pour en retrouver l’âme... Incantations sur panorama aride & désert de sa population première... Un court moment de symbiose intense enclos dans ces milliers d’années en écho, entre palpitations humaines & vibrations d’une nature qui aurait gardé toutes les couleurs de son histoire originelle transmise par les descendants des Natifs... Un rituel de communication... entre danse des héritiers autochtones & chants de leur Terre Mère.

 

Oracle ou Oralité  ...

 C’est qu’effectivement, ailleurs aussi, sur tout ce Pacifique dépossédé, par les envahisseurs, depuis des siècles... les actes communautaires d’appartenance se multiplient. Leur symbolique est une pierre sur tant de traces disparues... HE MO’OLELO WAHI PANA de Ku’ulei Keakealani & Kapena Liu (Hawai’i) donne le ton de la ré-appropriation de la transmission orale, –celle qui se proclame et s’affiche enfin, après tant d’époques cadenassées–, d’une légende sacrée –le mo’olelo–, face à un auditoire.

Conteuse contemporaine, investie de ce pouvoir de transmission, à l’unisson avec  princesse, poétesse, prophétesse ancestrales, unies avec ses 2 protagonistes lointaines se liant à nouveau au paysage dont elles sont issues...

 

Dans le style réhabilitation

...Les jeunes du Pacifique peuvent s’honorer de la mémoire d’un génie nommé Tom Davis. En effet,  PAPA TOM, FROM THE SEAS TO THE STARS de Damon Fepulea’i (Îles Cook, Aotearoa) retrace le parcours d’une personnalité dont les aptitudes dépassent toute moyennne . Navigateur, médecin, scientifique embauché par la NASA, il excelle : le personnage n’est pas anodin...  

Un véritable devoir de dépoussiérage de l’histoire officielle drainée comme une mauvaise contrefaçon par l’esprit de colonisateurs malhonnêtes mais intouchables ! Là où les héros sont traités en «Sauvages», aujourd’hui encore !  

 

 Autochtone un délit ?

 ...Et tout proche, dans le registre coïncidence extraordinaire, au moment où les Concours internationaux de chorales se déroulent pour la 1ère fois à Aukland (2024), le chœur Fidjien "Primanavia" réalise le rêve de s’y produire. Nothing Is Impossible : The Primanavia Story de Caleb Young (Fidji) relate cette conquête sur soi, cette prise de conscience de sa valeur... Le  courage de se mettre sur un pied d’égalité avec le monde occidentalisé au maximum... Dans le style aventure du 21ème siècle...  une nouvelle page se tourne où la fierté d’être soi se trouve mise à l’honneur...  

 

Entre contestation & revendication

Pas très éloigné de ce qui précède, & face au préjugé d’infériorité LAND BACK ! de Valentin Henry (Aotearoa, France) retrace les marches qui rassemblent les communautés autochtones de Nouvelle-Zélande !!! Le titre est injonctif : "Rends la Terre"; on ne joue pas avec le droit des peuples.

«La marche Hīkoi mō te Tiriti (novembre 2024 contre le projet de loi relatif aux principes du Traité de Waitangi), a rassemblé environ 42 000 participants. Il a fallu neuf jours pour atteindre le Parlement à Wellington, certains groupes étant partis du Grand Nord et de Bluff » (Reine maorie Nga wai hono i te po y compris). Les pétitions en ligne recueillent plus de 200 000 signatures. Le drapeau tino rangatiratanga (souvent réduit en « Tino »), ou drapeau national maori, sort pour la première fois lors du Waitangi Day en 1990. 

Un long combat que perçoivent peu les touristes : serait-il indéniablement occulté?  

N’hésitons pas à nous scandaliser : les solidarités alliées durant la Grande Guerre, envoient les autochtones de leurs possessions insulaires au front. Se servir des colonies pour s’exempter d’un devoir national, le comble ! The Forgotten Soldiers of Niue de Tuki Loumea (Aotearoa) trouve son pendant en compétition avec BEING NIUEAN de Shimpal Lelisi : un peuple (Niueen) que l’histoire mondiale n’épargne pas !!! Les adultes masculins d’une île de 260km2, sert de stock à engagés volontaires !!! Pire qu’une indélicatesse, une prise d’otages sans déclaration d’esclavagisme...

# Land Back !   Rends ma Terre !


Par contre les droits identitaires, le changement d’état-civil, la libre apparence sont entérinés par l’État néo-zélandais, depuis plus d’une douzaine d’années... FEARLESSLI de Lee Li (Aotearoa), avec ce jeu de lettre du titre, présente l’exil identitaire & médical comme une simple démarche libératrice... À la veille du meurtre transphobe de la néo-calédonienne Joella, l’émoi est grand dans la communauté LGBT de Tahiti !   

 

Un article de  Monak

 

Tous droits réservés à l’auteure requis avant toute utilisation ou reproduction du texte ou des images sur Internet, dans la presse traditionnelle ou ailleurs.


lundi 9 février 2026

23è FIFO Fiction Night

Mini Fictions Couleur Documentaire ?

 

Le FiFO 2026, ne rompt pas la tradition des surprises décapantes pour sa 23ème Session à Tahiti. Un festival en emboîte un autre... Et le "Mini Film Festival du FIFO", créé en 2024, y convie les amateurs de moins de 26 ans, les projets scolaires, les classes entre mars & janvier... à déposer un film abouti de moins de 5 min...& de tenter un prix !

Dans la catégorie MiniFilmFestivalFifo, 2 spécimens primés en 2025 entrent dans l’actuelle 16ème Nuit de la Fiction...

 

La continuité Jeunes au  23èFIFO 

FIFO, FIFE & CEMÉA concourent en faveur de la jeunesse : de la scolarité à l’entrée dans le monde de l’audio-visuel documentaire & son ouverture sur le monde  !!!! Une démarche à suivre entre tant d’autres ...

Sur les 12 short films de fiction... les 10 restant varient de 7 à 16 minutes... Ce qui ne signifie rien en soi : car les minutes supplémentaires étirent parfois le scénario, sans véritable nécessité ...

Première nocturne  FIFO prolifique ...

 La catégorie MiniFilmFestivalFifo, réussit son tour de force & promeut, dans le cas présent, nouvelle génération de jeunes cinéastes de fiction qui tâtent du film sans dialogue. Le cru  des primés 2025 semble explorer de nouvelles pistes. Jouer le son sans dialogue. Le comble pour un pays de tradition orale, avant tout ! D’ici, en Polynésie à ailleurs en Océanie, le relais est passé ...

Et d’abord, au centre de notre humaine complexion : Deux façons de se familiariser avec les arcanes de notre cerveau & les hémisphères (cérébraux) de l’imaginaire : celui qui vous absorbe au delà de l’imaginable !!!  FA'AHEIMOE –EN PLEIN SONGE– de Percy Neagle & Alice Guillaume, explore, de façon inattendue l’univers fantasmé du livre : celui qui s’échappe des pages silencieuses et vous envoûte votre espace nocturne. Le plaisir  de la métamorphose du trait. Entre image & fantasmagorie, un clin d’oeil sur la puissance de la lecture...  

Citrouille inoffensive ou maléfice funèbre ? (THE PUMPKIN)

Matteo Damesin récidive la partition 3 fois plus longue de DIALOGUE diffusé en 2024, mais a contrario. Son mini film (de 2023) établissait l’échange sans parole, entre une symphonie inachevée et un jeune compositeur qui se cherche... Avec THE PUMPKIN - LA CITROUILLE,   un soupçon d’inquiétude se mue en peur panique... inexplicable, inexpliquée sinon par le contexte... L’arroseur arrosé se fait dévorer par l’épouvante qu’il voulait susciter...  Le tout, appuyé par des compositions musicales originales de qualité...

La destruction environnementale avec THE SAND BANK de Caleb Young (Fidji) prend 7 min., sans dialogue. Des gamines & la marée plastique sur un banc de sable... Les sirènes en perdent leur respiration et suffoquent ...


Des sujets volcaniques de société ...  

Fiction oui ! mais certaines sont de véritables sources documentaires : le racisme avec PĀKEHĀ de Mana Hira Davis (Aotearoa), l’inclusion versus la discrimination avec WAIT, WAIT, NOW! de Ramon Te Wake (Aot). Pas de discours, des actes ... L’actualité en pleine figure ! comme une grosse claque ! KÜI de Kahu Kaiha (Aot.)  & la question du dénuement & de la précarité pour des adolescents avec fratrie à charge... Pas loin de cette idée, THE ARRANGEMENTS de Sanny Ganaden (Hawaï), retrace les combines de survie chez les Ados entre solidarité & deuil, au sein de la communauté micronésienne.

Les problèmes d’éducation mal cernée, polarisée sur la virilité, de danger qui conduit la majorité de la Planète à la fascination des armes & de la Tuerie organisée par les États & les Armées... & surtout le syndrome post-traumatique qui touche 10% des Océaniens après leur participation aux Guerres mondiales !... dans : RAPIDO de Richard J. Curtis (Aot)...

 

Quand l’enfance  de genre est fragile !!! (WAIT, WAIT NOW)

Traumatisme encore pour THE WAKE de Tadji Ulrich (Australie) où la mort du proche révèle une pléthore de séquelles & de délivrance pour les survivants... Ce ne sont pas des réveils qui chantent. Ils ne peuvent s’abstenir des engagements indispensables pour exister encore le lendemain...


...au déni puis  à la délivrance  

Le contrepied pour nous faire passer la pilule des pires dérives l’information réelle et sa liberté d’expression, Damon van der Schuit (Australie)  : le 1er, avec LIVE FROM THE ALICE où il ne manque pas d’insister sur le fait que les quartiers difficiles ne sont pas des zoos aborigènes ; le 2nd   avec FIRST DROP où il excelle dans ses portraits dénonciateurs de bien des conformismes sur la difficile intégration de la Pakistanaise voilée... par une population coincée dans ses relents de coutumes à l’occidentale : vous pourrez y dénoter les /nos  pires clichés.

 À l’humour, et ne crachons pas dans la soupe pour faire passer nos pires travers ! Pierrot Lenquette de Maï Le Flochmaën (Nouvelle-Calédonie) nous plonge dans l’enquête parfaitement  inutile ! De quoi remettre nos principes à plat !

 

Des enfances en danger  (THE ARRANGEMENTS)

À peine, la soirée Fiction achevée, que la Nouvelle-Calédonie bascule sous le meurtre barbare d’une transgenre : la transphobie tue même les Jeunes  (Cf. WAIT,WAIT, NOW! !  RAPIDO, les armes à feu comme menace  au quotidien... Et l’incertitude, la pollution, la précarité comme pièges de l’enfance...

Un FIFO fidèle à lui-même avec cette première nocturne...  un FIFO qui promet  si la suite de la sélection se maintient sur sa lancée.. Cequi me semble être une évidence... C’est que l’équipe de l’AFIFO nous a habitué.es à la cohérence de la Manifestation...

Un regard tragique sur l’enfance...

Un article de  Monak

 

Tous droits réservés à l’auteure avant toute utilisation ou reproduction du texte ou des images sur Internet, dans la presse traditionnelle ou ailleurs.

samedi 6 décembre 2025

23ème FIFO- 01 ÉDITION MAREV’ *

 

R-V   ÉDITION    MAREV’ *

 

        Le préambule à la 23ème session FIFO 2026... ou Festival International du Film-documentaire Océanien à Tahiti, émerge de son écran d’averses... Sélection bouclée... sauf désistements de dernière minute, annonce l’Association (AFIFO) qui regroupe les organisateurs.

      Sous le double signe du Matari'i Ni'a, –levée des Pléiades, début de la saison des pluies–, pour officialiser le retour au calendrier océanien originel... & du "départ vers les étoiles" d’une certaine Madame FIFO (Déléguée Générale du FIFO 2016-23) Madame Talk, Miss sous-titrages, pré-sélectrice & autres titres sous-jacents, officiels ou précurseurs** de ces quelques vingt dernières années.

  Brusquement arrachée à cette fête de la convivialité cinématographique-documentaire du Pacifique... Mareva Leu, porteuse  de la  conscience des bonheurs & calamités insulaires régionales..., nous invite à partager sa devise : 

                           "Place aux festivités !"... 

Laura Théron  donne  le ton

         C’est avec beaucoup de chagrin retenu que Laura Théron, Déléguée Générale, «dédie la 23è édition FIFO à MAREVA LEU» & assume vaillamment la tenue de cette conférence de Presse, à 2 mois de l’ouverture du Festival International du Film documentaire Océanien.

       Conditions dûment explicitées, programmation à ajuster, ne reste  plus qu’à  se concentrer sur l’orchestration à assurer aux films sélectionnés.

 

Rendez-vous du 06 au 15 février  26 

           En la personne de Jean-Philippe Lemée, Directeur régional de Polynésie la 1ère, c’est réellement son appui institutionnel médiatique & logistique mais aussi son soutien moral que Laura Théron salue chaleureusement en la circonstance... Reconnaissons  qu’il ne tarit pas d’éloges sur la qualité de la "cuvée" présente, tout en se réjouissant de la forte proportion de thèmes à connotation féminine, toutes catégories confondues.  

        Il est vrai que le hasard solde à la parité les réalisateurs des films en compétition. Ainsi, le jury pressenti répond au même critère.

 

Un démarrage en terre  connue

Lucile Guichet &Tuarii Tracqui, Jean-Philippe Lemée, Laura Théron, Vaitua Tokoragi & Heia Parau, comité de présélection.

             Le choix de l’affiche renvoie à l’ancrage engagé de sa chorégraphe-réalisatrice fidjienne Lelita Mitchell impliquée à «renforcer les pratiques créatives liées à l'activisme culturel et à la conservation de la biodiversité». Coup de cœur d’une certaine "Passeuse de savoirs"... –Mareva bien sûr ! –, hautement plus éclairée que son piètre détracteur d’infortune. Rédactrice & auteure indépendante-raffinée, parfaitement consciente du rôle que joue le FIFO, elle s’engage à la suite de son fer de lance incontournable Wallès Kotra :

         “Nous avons beaucoup avancé, mais nous n’avons pas gagné”, déclare-t-il à la dernière session. Créer le FIFO – «acte militant» dès l’origine–, se renforce, car « À présent, il ne faut plus seulement “montrer que l’on existe”, il faut “résister”», insiste-t-il, en ouverture de la session passée...

            L’ "Édition Mareva" entre donc pleinement dans l’histoire...


Un jury  estampillé  autochtone

         Avec pour président, Aaron J. Salā, musicien & ethnomusicologue, dramaturge, réalisateur, directeur musical  de Disney Moana, ce sont les arts autochtones que le directeur du 13ème Festival des Arts & cultures du Pacifique défend à partir de Hawaï.

           Ses deux comparses masculins soutiennent un profil de même acabit. Le Nozélandais d’origine samoaine, Taualeo’o Stephen Stehlin, à fond dans l’audiovisuel depuis toujours.

          Quant à Tuarii Tracqui, acteur, comédien, danseur polynésien, il jubile du dialogue partagé entre insulaires du Pacifique ; échange la priorité de la scène... avec celle de spectateur biberonné depuis l'enfance au FIFO... 

Un jury océanien 

            Honneur aux dames : Anusha Duray, directrice des programmes à @NITV -  télévision publique autochtone d'Australie - habituée du FIFO  parle des blessures aborigènes –thème récurrent du Festival depuis ses débuts. 

       Delphine Ollier-Vindin, néo-calédonienne, promotrice du Festival des Réalisateurs émergents, (RECIF), met en avant "l’identité pays", un rebondissement créatif d’après crise.

        Enfin, Lucile Guichet, grand-reporter, habituée à couvrir tous les sujets, ayant oscillé entre les différentes communautés ultra-marines du Pacifique, reste obsessionnelle de liberté & de justice. En tant que membre du jury, lâchant son rôle d’investigatrice, c’est en totale réceptrice, qu’elle se dispose à se laisser submerger par la vague du saisissement et de l’exaltation... Il est vrai qu’avec « Sana, le cristal qui consume », elle avait précédé la grosse explosion actuelle à Tahiti...  


Une affiche des plus originelles

            L’affiche du 23èFIFO, véhicule la démarche fondamentale liée à la reconnaissance universelle de tout artiste, sans discrimination de supériorité. Un véritable MANIFESTE que les déclarations & le film de Letila Mitchell :

       «Liberté artistique signifie la possibilité d’explorer, d’expérimenter et de remettre en cause le statu quo, y compris la notion qu’être artiste ne vaut pas grandchose et est une perte de temps»  

    «Les impacts persistants de la colonisation, de l’émigration généralisée et l’assimilation dans les cultures dominantes au nom du « progrès » et du développement, ont contribué à la perte de notre langue et de nos pratiques culturelles et créatives.»

  « La dévalorisation de nos modes de savoirs sont des réalités en Océanie. Les politiques internationales de développement et les systèmes d’éducation qui privilégient les modes de connaissances occidentales, ont une vision des Îles du Pacifique comme étant sous-développées, petites, vulnérables et Isolées».

    Ne croirait-on  entendre la voix de toute l’Océanie ??? Polynésie française comprise...

Fidji via Tahiti  et vice versa

ARMEA  

          Portrait d’une jeune danseuse de Rotuma (Fidji), il est revisité par Teva Geros, graphiste, pour la nouvelle édition 2026 du FIFO.  

    Tiré d’un spectacle conçu par Letila Mitchell, directrice artistique de Rako Pasefika & accessoirement réalisatrice, il représente un enjeu fondamental pour l’ensemble insulaire du Pacifique : la compagnie, avant tout  «créative, se consacrant aux projets qui soutiennent le changement social positif pour les populations Autochtones»

         C’est dans la catégorie  FENÊTRE-SUR-COURTS (22è FIFO) que ARMEA a fait son apparition à Tahiti. «Chargé de symbolisme et pas plus grand qu’une main d’enfant, le minuscule oiseau connu sous le nom d’Armea ne se trouve qu’à un seul endroit sur Terre : l’île de Rotuma, dans le Pacifique.»

        «ARMEA, une ode à tout ce qui est petit et pourtant sacré.»


Des chiffres, un lieu 

                 S’il faut en croire les chiffres, le FIFO remplit son rôle de porte-parole, représente de plus en plus d’îles et attire un nombre croissant  de documentaristes. 178 films océaniens ont candidaté : soit 48 de plus que l’an passé. Mais la sélection compte 10 docu. en compétition...

            Les moyens n’ont donc pas explosé,  pas de nocturnes non-stop... mais une session de 10 jours... 15 Hors-compétition... 7courts-métrages documentaires... et le régal cathartique pour la Nuit de la fiction avec 12 minis, (142 mn. de projections, soit une petite nuit de 2 heures 22 minutes, sans compter les intermèdes –short, short eux aussi–, qui nous laissent à peine le temps de respirer. 

            Et si... s'introduisait un débat-Nuit-de-la-Fiction ? Vu la réactivité de l'équipe AFIFO qui prend en compte, ces dernières années, les humbles suggestions des fifoteurs... Ce serait un échange informel, bon enfant, non-prémédité avec les quelques réalisateurs disponibles, & qui justifierait pleinement l'aspect partage en présentiel... 


Une  affiche  née  à  Rotuma

                  Entre conférence de presse à Polynésie la 1ère & Te fare Tauhiti nui –Maison de la culture–, la capitale se mobilise & conjugue ses qualités d’accueil. Vaitua Tokoragi, directeur de TFTN, insiste sur le métissage océanien dont le Festival a pourvu cette génération de Bébés du FIFO, dont il fait partie, comme la majorité des acteurs aux postes-clé de cette session...

              Le résultat ne s’obtient pas sans mal & l’équipe de l’AFIFO, est contrainte de «partir en chasse» pour tenter de dispatcher au mieux les candidatures chaque année, dès le mois de mars. Sauf que la majorité arrive dans les 15 derniers jours... 80 en 15 jours !!!  

          Les contacts sont dès lors ouverts pour les établissements scolaires ... puisqu’ils viennent en groupe et que l’accès du FIFO est gratuit pour les moins de 26 ans ...


Une équipe qui gagne ...  

           Vu la dynamique qui anime l’équipe se renouvelant, parfois orpheline de certaines de ses figures de proue, aux personnalités profondément atypiques & novatrices,  Michèle de Chazeaux, notamment... c’est ce courage d’opinion et cette liberté de conscience qui le rendent incontournable dans l’avancée des peuples engloutis politiquement que nous saluons...

         Un Festival qui s’annonce –à son accoutumée–, combatif & bienveillant à la fois. Une sélection, entre passé & avenir, qui n’occulte ni les «traumatismes encore présents de son histoire»,  ni les menaces environnementales ou politiques...

Team un jour, Team toujours 

               Un Festival qui joue à plein son rôle d’alerte...

       Des documentaristes qui se forgent leurs outils en toute autonomie de types, de formats, de hardiesse...

      Une époque –la nôtre, celle de ces îles dispersées–, où  le destin des femmes se voit reconnu & encensé... où «l’art, la création & les imaginaires océaniens» s’exposent, s’identifient sans discrimination ni condescendance...

           Un comble pour cet Océan  intronisé à tort, Pacifique... 

Un article de  Monak


* Mareva Leu *

- Hommage du Haut-commissariat à Mareva Leu, le 12 nov. 2025 : https://www.polynesie-francaise.pref.gouv.fr/Actualites/Communiques-de-presse/2025/Hommage-a-Mareva-Leu 

- https://www.facebook.com/hcrpf987/posts/-hommage-mareva-leu-le-haut-commissaire-de-la-r%C3%A9publique-en-polyn%C3%A9sie-fran%C3%A7aise-/1271096085060406/ 

** (auprès de Pierre Olivier)

 

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