Publicité

Publicité
Le nouveau roman de de Monak à lire absolument

lundi 16 février 2026

23èFIFO Palmarès Engagé

Le  FIFO bouscule les codes 

 

Inattendu mais plus que souhaité le palmarès du FIFO 2026, est tout à l’honneur du Jury ... Engagé, bousculant le conformisme ambiant de Tahiti comme de l’ensemble de l’Océanie... il ouvre la brèche vers des lendemains qui fredonnent, faute de chanter à pleins poumons ... Mareva Leu à qui cette session est dédiée, l’inspirerait-elle ?

 

Mise en avant de petites nations (Samoa, Fidji), comme de l’usage réel de la liberté a contrario de la mise en moule social, réprobation de certains ordres établis au profit des minorités autochtones, reconnaissance du devoir de réparation concernant les grandes nations qui, depuis des décennies, polluent le Pacifique  de leurs engins de guerre incontrôlables...  reconnaissance culturelle mutuelle & mise en lumière promise de minuscules îlots...  Le vote du public, notamment plus que l’an dernier, poussera à quelques aménagements sociétaux...  Une rétrospective qui suit le podium à la lettre...

 


                                                 Et si...  cultiver le feeling  ...

Et en pleines intempéries qui ont précédé l’ouverture du FIFO 2026, exactement le 26 janvier, Samoa annonçait le décès de Sia Figiel dans sa cellule, bien qu’aucune condamnation  n’ait encore été prononcée...

Nous ne saurions assez remercier la réalisatrice Kimberlee Bassford (Hawaï) qui pendant 8 ans a su nous rendre proche les 2 écrivaines Sina & Sia, amies de toujours, amies de 30 ans,  désunies par le drame mortel du 26 mai 2024. (SINA ou Caroline Sinavaiana-Gabbard) : ce qui révèle une approche exceptionnelle dans ce domaine peu exploré de la Littérature océanienne contemporaine...

 

L’Île sous la Lune de Sia Figiel, d'après le New Zealand Herald, relate : « une société patriarcale marquée par de profondes disparités entre les sexes, une violence autorisée par la famille, et une identité individuelle toujours dominée par la communauté ».

Et selon le résumé d’Actes Sud : «Derrière les plages du Pacifique, le soleil et les Tropiques imaginés par les touristes, des femmes se font battre, des enfants se prostituent, des prêtres écrasent les âmes, et l'influence américaine abîme le reste.»

 Avec une écriture de la révolte, de quoi "exploser"  littéralement !

 

Palmarès au complet  

Ce Festival du 23ème FIFO, couronne ses lauréats, une semaine après le lancements des 1ères soirées spéciales...  Ce qui nous paraît toujours trop court ...

Le Grand prix du jury FIFO - France Télévisions à "Before The Moon Falls", de Kimberlee Bassford (Hawaï)... où l’écriture ne se présente pas sans danger...

Le Prix du Public à "Ma Rue", de Mathilde Zampieri et Elia Merlot : quand  le manque de domicile est un piège de l’enfermement urbain

Le 2e prix spécial du jury à The Haka Party Incident, de Katie Wolfe. (Aotearoa), entre arrogance & condescendance d’un racisme culturel... qui enfin s’est remis en question, non sans mal...

 Le Prix Ananahi / Demain à "The War Below : Restoring Hope in the Solomon Islands", de Tuki Laumea, dans un univers où les belligérants irresponsables, prolongent leurs destructions près d’un siècle après !!!

Le Prix du meilleur short documentaire à "Nothing is Impossible: The Primanavia Story", de Caleb Young (Fidji), pour une prise de conscience & de confiance en soi...

Le Prix de la meilleure short-fiction à "Pākehā", de Mana Hira Davis (Aotearoa) ou le racisme à l’échelle individuelle peut se plaquer sur l’étrangère à peau blanche...

L’Oceania Impact Pitch for Indigenation 2026 pour le projet The Canoe is the Future, conçu par Alejandro Agulto et Sylvia Frain, (Guam et Mariannes) : avec son jury Pitch (Julie Grivaux, Adam Piron, Opal Hope Bennett).

 

Les artistes  du Centre  des Métiers  d’Art.... de Tahiti...

 Il suit de près la grande inauguration de cette 23è SESSION : l’introduction au FIFO, concoctée déjà depuis 2 ans, grâce à Wallès Kotra SR, fondateur toujours aussi actif  du FIFO, mobilisateur & animateur de ce  FIFO TALK du jeudi 12 février 26, avec pour thématique : "COOPÉRATION RÉGIONALE / SOUTIEN ET DÉVELOPPEMENT DE LA FILIÈRE AUDIOVISUELLE DANS LE PACIFIQUE"

«À l'heure du numérique, de nouvelles libertés narratives émergent : formats courts, écritures innovantes et diffusion web offrent des opportunités inédites pour raconter le réel. Quel rôle jouent ces nouveaux formats dans la préservation de la parole autochtone ? Et comment le service public peut-il accompagner ces évolutions pour propulser ces récits singuliers sur la scène mondiale ? »

 

Une Coopération Océanique en Audiovisuel ...

Wallès Kotra SR nous présente Véronique Roger-Lacan, Ambassadrice de France pour le Pacifique –basée en permanence à Nouméa–, Hitiura Chang (du cabinet de l’audiovisuel du Gouvernement Brotherson de Polynésie française), Emile Kairua, Président du Council of Pacific Arts and Culture (CPAC) et Secrétaire du Ministère du Développement Culturel, Îles Cook et Aaron Salā, Directeur du Hawai’i Visitors & Convention Bureau et président du Jury... Il faut imaginer derrière eux les quelques 27 pays ("+ou -" les USA de Trump) de la Communauté du Pacifique (CPS), dont le siège est à Nouméa.

Un Fonds de soutien à l’audiovisuel pour l’Océanie vient de voir le jour, avec les premiers deniers attribués par la France & l’Australie... pour toucher la Communauté du Pacifique : financement, professionnalisation grâce à des formations.

Annonce de l’engagement français en faveur du FIFO,  avec le lancement de “Pacific Echoes”, un programme régional de soutien à l’audiovisuel et à la préservation des archives culturelles du Pacifique. Reste que le fonds s’accroisse avec les autres contributeurs de la région...

 

Un Talk qui  en dit long sur l’avenir ???

C’est que la concurrence externe s’annonce rude & ne laisse que peu de place à la visibilité des pays du Pacifique... Que la multiplicité des réalisateurs actuels exige une vitrine de diffusion conséquente... Que  les problèmes politiques ou économiques se doivent d’être dénoncés à travers les documentaires... Que le îles minuscules ne disposent ni de moyens, ni de plateformes adéquates...

Car la Culture du Pacifique est avant tout une «CULTURE du PEUPLE qui lutte contre le système»...,  qu’elle a des exigences que ne peuvent véhiculer d’autres formes d’approches qui ne soient profondément ancrées dans le mode de vie qui est le nôtre...

C’est que «l’identité reste une valeur non-négociable», conclut Wallès, citant un ami Samoan.

 

 Alors... des perspectives qui se justifient dans un monde aussi fluctuant que le nôtre....

 

 

Un article de  Monak  


Tous droits réservés à l’auteure requis avant toute utilisation ou reproduction du texte ou des images sur Internet, dans la presse traditionnelle ou ailleurs.

 

 

vendredi 13 février 2026

23èFIFO de l'intégration


Les Chocs Sociétaux

 L’actualité locale ou insulaire proche se fait –HÉLAS !– l’écho de la  Sélection FIFO-IN océanienne. Ce n’est pas un hasard (hélas encore!). Sélection choc mais vraie ! Nos sociétés sont bien malades ! De Samoa à Tahiti, leurs principes répressifs altèrent l’équilibre mental jusqu’à déstructuration qui mène au crime, tous milieux confondus...  

De la sphère de l’écriture aux SDF de PPT (Papeete), il est temps que la sociétés se responsabilisent de la dérive meurtrière qu’elles ont induites sur  leurs ressortissants ! Qu’elles commencent d’abord à se remettre en question !    

BEFORE THE MOON FALLS, aborde en profondeur mais délicatement, tout en ne jouant pas le voyeurisme, cette remise en cause sociétale qui s’avère urgente. Au summum de cet art de l’image, Kimberlee Bassford dévoile avec empathie une figure emblématique qui s’effrite faute à l’aberration de nos systèmes institutionnels dogmatiques, toxiques, destructeurs de personnalités & mortifères.  

Le IN en pagaille ...   Manae Feleu 

Entre exploitation des populations indigènes, maintien des inégalités, perdure-t-il encore des espaces de réconciliation ou à défaut de résilience,  faute de résistance ? La  bienveillance interculturelle n’existe-t-elle qu’à condition d’être rentable ? La  solidarité ne se conjugue ni à tous les temps, ni à toutes les personnes, semble-t-il !

Un espoir se fait-il place ?

À l’écran comme à la ville...

Le FIFO 2026 ne nous épargnera pas... ?!? Le Tribunal de Papeete tiendra-t-il compte des déséquilibres subis, miroir de maltraitances d’enfant tandis que THE STOLEN CHILDREN rencontre le public : sans vergogne, sans pardon, sans honte, des Services Abuseurs, en toute impunité !!!

  Avec THE HAKA PARTY INCIDENT de Katie Wolfe(Aotearoa), symptomatique de voir que les pontes PAKEHA (Popa’a, Blancs), –maintenant à la retraite–, ne semblent toujours pas avoir intégré que la raillerie perpétuelle & sans ménagement de certaines coutumes pouvaient être blessantes... D’autant que les Associations maories leur demandaient de les ménager depuis plus de 20 ans ! D’autant que la communauté maorie n’était pas autorisée à rendre la pareille, en se gaussant des rituels anglo-anglicans en public... À l’origine du show-potache, étourdiment sans même en avois conscience, ils ne pensaient pas à mal... Mais après ! après les événements !!! les plaintes & la répression qui ont suivi... des regrets auraient pu sortir !!! Non ! l’inconscience tenace !!!

Ce n’est pas pour rien que Te HAU (LA CONCILIATION), ait entonné «imagine» dans la Cour de l’école d’ingénieurs...  Pourtant l’Association maori sera pourchassée, dénigrée..


La blessure culturelle

 Peut-on estimer que la situation soit meilleure dans le monde du sport ? Avec MANAE FELEU, CAPTAIN FUTUNA, de Tarik Ben-Ismaïl (Wallis, FR), l’enjeu est double : d’une part, le rugby féminin en France souffre de l’inégalité de traitement vis-à-vis des hommes... au niveau de la professionnalisation... d’autre part, entrer dans une équipe française –nationale de surcroît–, est un avantage sur les Trois-Royaumes...

Si Manae met en avant la solidarité du jeu en équipe qui déborde sur le quotidien, elle se trouve tout de même obligée de mener de front des études de médecine & sa carrière sportive !!!

L’avenir se dessinerait-il dans cette réflexion du père, resté au pays : sur l’empathie que crée le mélange de cultures dont bénéficie sa fille...  ?


Océanie état de choc ...

BEING NIUEAN de Shimpal Lelisi (Aoteaora)  jette à la face du monde, le désistement du gouvernement néo-zélandais, 50 ans après  les accords concernant son indépendance en libre Association.

Une bonne partie de la population, n’y croyant pas, a préféré émigrer vers Aotearoa. Une "indépendance dépendante" à tous points de vue, telle est la formule, délibérément cocasse, que subissent les Niuéens.

Le retour au pays de certains, se solde, consciemment, par une adaptation à un niveau de vie réellement plus frustre.

 

SOS  Océanie ! Australie  + USA!  + Great Britain! +Aotearoa! + Japon

  SOS déminage !!! Humanité bafouée ! Pourquoi se gêner ???  Îles Salomon Bombées ! La rumeur populaire les désigne par "tindalo" –ces esprits de la Terre (esprits des morts) qui viennent faucher la vie en surface– ! Les artilleurs, eux, les appellent UXO (UneXploded Ordnance = mUnitions non eXplOsées), ces engins de guerre abandonnés, qui se détériorent, explosent au moindre petit feu, au mini déplacement et qui truffent le sol & les abords marins des îles Salomon !!!  

THE WAR BELOW de Tuki Laumea (îles Salomon) «tindalo esprits des morts» lance un SOS aux belligérants de la 2nde Guerre Mondiale, qui se sont servis du site  : & sont repartis sans emmener leurs déchets homicides.

Vu les centaines de morts par an, depuis plus de 80 ans ; les centaines d’engins à peine enfouis sous habitations & écoles... il est URGENT qu’ils fassent réparation : en assistant les victimes, estropiées, traumatisées, handicapées... fournir aux familles décimées de quoi survivre ! & éduquer leurs enfants !

Les sinistrés, sans réels moyens, tentent de cautériser leurs plaies !


À quelques heures du palmarès...   

...bien évidemment, vous pensez au jury, qui n’a pas manqué, pour la plupart de ses membres, de se mobiliser professionnellement dans des entreprises de valorisation de l’Océanie   :  Son président, Aaron Salā, (Hawaii), Directeur général du 13e Festival des arts et des cultures du Pacifique (FestPAC), se lance dans l’image du tourisme durable, «respectueux des cultures et centré sur le bien-être des communautés». Concerné directement, avec Gravitas Pasifika, au renforcement de la résilience et de l’autonomie des peuples autochtones...

Avec Fabienne Hanclot (France, déjà abordée dans un précédent article, et son sens de la créativité), Anusha Duray (Australie), personnalité incontournable dans la promotion des «talents autochtones» constamment sur la brèche... Taualeo’o Stephen Stehlin, (néo-zélandais d’origine samoane), Producteur télé de Tagata Pasifika, consacrée aux peuples autochtones... Delphine Ollier-Vindin, (Nouvelle-Calédonie), «à l’initiative du festival RECIF (Réalisateurs émergents, cinéma international et films du Pacifique)», vous donne la touche cinéma de fiction et d’auteurs.

Tuarii Tracqui, (Polynésie française), à la sensibilité scénique affûtée à l’humour, jouant du verbe & du corps, se trouve au confluent contestateur de la transmission & de la création... Lucile Guichet (Polynésie française), après  Sciences-Po Paris journalisme, enchaîne à Polynésie La1ère, & produit ...

 

Un jury d’activistes ...

 ... et bien évidemment, vous aimeriez les entendre tous, ensemble, vous parler de leur expérience de jury....

 

Un article de  Monak  

Tous droits réservés à l’auteur requis avant toute utilisation ou reproduction du texte ou des images sur Internet, dans la presse traditionnelle ou ailleurs.

 

jeudi 12 février 2026

23è FIFO Actu & Écrans


« Faire société ensemble » 
(Wallès Kotra SenioR, co-fondateur FIFO)

 

L’équipe FIFO au taquet, j’admets avoir hésité à titrer cet article avec le «Je suis nous» de Wallès Kotra JunioR, & le «Je suis moi» de Nathalie Heirani Salmon (Déléguée interministérielle au handicap)... tout aussi percutant! La NOTION-CLÉ de cette session 23ème session est lâchée :

L’ensemble des sélections (in, off, etc.), des interviews, des rétrospectives, du sang de ce festival 2026 tourne autour de ce moteur intégrateur des sociétés océaniennes –toutes minorités confondues–, qu’elles soient de genre, de domicile ou sans, de handicap, d’ethnie & tout le bataclan...

 

C’est que Louis-José Barbançon, figure de proue néo-calédonienne nous explique très bien que la problématique de l’insulaire c’est son «besoin de racines autant que d’horizon : l’une pour se nourrir, la seconde pour se sublimer»

C’est qu’au jour le jour, les FIFO-TALKS vous incitent en direct ou streaming, à vous transmettre un brin de réalité. L’actualité océanienne ? Cliquez, vous y êtes ! Bravo donc & merci pour la com’ ! Une question de site opérationnel !

Un intrus dans le In    

C’est que la Tahiti Film Commission vous invite à découvrir «les enjeux de la visibilité des talents en situation de handicap et de l’accessibilité des contenus pour tous»... et que France TV, partenaire fondateur du Fifo, sa directrice des documentaires vous informent des perspectives pas toujours sereines qui touchent les productions destinées à l’ensemble des publics inclusifs (malentendants compris)...

Avec Nlle-Calédonie, un retour aux racines (film de Wallès JR Kotra) un détour sans complexe par le OFF, pour bien nous ancrer dans la tête que la langue des signes est «moyen de communication intégrateur» & réparateur de l’enfermement douloureux dans la solitude de la surdité, & que la spécificité du handicap requiert des écoles spécialisées pour avancer & faire avancer le pays...

...ne serait-ce que dans l’apprentissage de l’écrit !!! & de l’accès à l’autonomie professionnelle !

Un clivage qui te rend invisible...

 

 À tout malheur, solution se profile : en formation d’interprètes (interface), particulièrement efficace dans le FIFO TALK de ce mercredi 11 février... où le public de malentendants polynésiens a cartonné au Village Fifo... Quant à la production cinématographique tous publics intégrés, il suffisait d’y penser...

Retour au "IN" comme annoncé, pour déflorer la thématique invisible & muette  qui  impulse plus particulièrement ce FIFO...

 

Seule & lunaire ...  

L’incontournable tribut de la violence familiale, sociale, étatique, confessionnelle ou ethnique... Le déplorable échec d’une éducation dressage-tabassage, d’une société puritaine du non-dit, d’une morale où le sacrifice prévaut sur toute forme de plaisir, et de la honte d’être violée dans l’enfance en Océanie comme ailleurs dans le monde. Ce doc’ nous démontre l’irrémédiable rançon des excès : cruels, sexuels, sexistes subis. Et nous côtoyons une auteure samoane, géniale, douée, engagée, sur la pente qui la disloque & l’engloutit...

C’est comme une démonstration algébrique à une inconnue... ça ne pardonne pas ! La guérison est-elle possible ???? Sinon que l’écrivaine Sia Figiel, nous la connaissons & son lectorat en raffole...

La réalisatrice Kimberlee Bassford peut s’enorgueillir d’un tel chef-d’œuvre de perspicacité, de vision à long terme et de valeur esthétique (poétique de l’image & du scénario)  pour son documentaire Before the Moon falls (Samoa, USA). Être écrivaine c’est vaincre l’imposture d’une écriture qui affiche l’Autre pour s’occulter : la fêlure ne pourrait se combler qu’avec difficulté... À l’instar de la Terre natale, carquant moral qui te renvoie à l’océan de ta gestation, de l’exil qui t’offre une identité de passage... qui t’excentre de tout, de ton corps...

Un clivage qui te pousse à disparaître



Une face cachée .. Ton secret... Pourquoi ?

  Le pays qui ne t’aide pas & ne te reconnaît pas comme son enfant : avec MA RUE de Mathilde Zampieri & Elia Merlot (Polynésie), la Rue qui t’aspire & les instances qui te recrachent... À l’étonnement & au scandale de ton Centre de formation qui te croyait sauvée... Comme si être placée te relègue aux oubliettes, comme si aimer un détenu qui t’aime te déclasse...  Comme si te priver de ton enfant est la seule solution à ta précarité !  Comme si on ne pouvait prévenir ta dépression...

La pauvreté qui dégrade... Orpheline sans trace...

Comme si T’existais pas...

Colons  =  Exclusion ????

Entre ABORIGÈNE ARTISTE & BLANC MERCANTI  : le fossé du coffre-fort... la citadelle du profit... Tu le décris primitif, tu l’empoches à millions...  

Emily Kame Kngwarreye en plaisante, souriante... Inutile de retracer    l’épopée des sans-gloire & des conquérants... Elle jette sur la toile des milliers de touches pointillistes qu’elle signe de sa griffe...

Femme, c’est ta Terre que tu balises... La terre est une toile, sur laquelle s'inscrivent les traces de la Culture ancestrale. Tes semblables y reconnaissent jusqu’aux points d’eau...

Gardienne de la mémoire, tu as la responsabilité de recueillir toute trace de vie de ton igname-pinceau. Ce Temps du Rêve, inscrit sur ta peau peinte ou scarifiée, danse sur les chants de ton rituel (awleye).

Quelle symbiose pourrait s’échanger entre colon & colonisé ? Danielle Mac Lean dans EMILY : I AM KAM (Australie) insiste sur cette chape de silence, cette dissonance de perceptions... ces 2 mondes... Cet Art qui se solde à l’alimentaire & à l’oeil suffisant du public au vernissage

Un marché de l’Art qui t’efface...

 

ENFANTS : des vols coloniaux

  Qui aurait pu croire que le traité avant-gardiste de Waitangi –qui établissait l’égalité entre ressortissants de la Couronne & Tribus Maori– (1840) serait piétiné avec autant d’abjection ? THE STOLEN CHILDREN OF AOTEROA de Julian Arahanga (NZ) brosse le bilan obscène de l’avilissement de plus de 500 000 enfants de 8 à 16 ans, "placés" en familles, Institutions (dont religieuses) ou couvents, abusés par le personnel ou les religieux, enfermés en cellules 23h /24, internés en asile psychiatrique avec expérimentations électrochocs & autres tortures, puis incarcérés à l’isolement jusqu’à leur majorité entre 1950-90.

Les survivants témoignent... Après enquête pénible et longue à l’encontre des Services à l’Enfance(Oranga Tamariki), le prétexte "d’assimilation" par le Gouvernement Néo-zélandais –tendant à s’approprier la population maori d’abord, en détruisant les familles, à l’acculturer, à en réduire le nombre déporté aux abords des villes (pour main d’œuvre), puis la natalité...

Ta culture māori éradiquée


Un article de  Monak  


Tous droits réservés à l’auteur requis avant toute utilisation ou reproduction du texte ou des images sur Internet, dans la presse traditionnelle ou ailleurs.