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Le nouveau roman de de Monak à lire absolument

vendredi 13 février 2026

23èFIFO de l'intégration


Les Chocs Sociétaux

 L’actualité locale ou insulaire proche se fait –HÉLAS !– l’écho de la  Sélection FIFO-IN océanienne. Ce n’est pas un hasard (hélas encore!). Sélection choc mais vraie ! Nos sociétés sont bien malades ! De Samoa à Tahiti, leurs principes répressifs altèrent l’équilibre mental jusqu’à déstructuration qui mène au crime, tous milieux confondus...  

De la sphère de l’écriture aux SDF de PPT (Papeete), il est temps que la sociétés se responsabilisent de la dérive meurtrière qu’elles ont induites sur  leurs ressortissants ! Qu’elles commencent d’abord à se remettre en question !    

BEFORE THE MOON FALLS, aborde en profondeur mais délicatement, tout en ne jouant pas le voyeurisme, cette remise en cause sociétale qui s’avère urgente. Au summum de cet art de l’image, Kimberlee Bassford dévoile avec empathie une figure emblématique qui s’effrite faute à l’aberration de nos systèmes institutionnels dogmatiques, toxiques, destructeurs de personnalités & mortifères.  

Le IN en pagaille ...   Manae Feleu 

Entre exploitation des populations indigènes, maintien des inégalités, perdure-t-il encore des espaces de réconciliation ou à défaut de résilience,  faute de résistance ? La  bienveillance interculturelle n’existe-t-elle qu’à condition d’être rentable ? La  solidarité ne se conjugue ni à tous les temps, ni à toutes les personnes, semble-t-il !

Un espoir se fait-il place ?

À l’écran comme à la ville...

Le FIFO 2026 ne nous épargnera pas... ?!? Le Tribunal de Papeete tiendra-t-il compte des déséquilibres subis, miroir de maltraitances d’enfant tandis que THE STOLEN CHILDREN rencontre le public : sans vergogne, sans pardon, sans honte, des Services Abuseurs, en toute impunité !!!

  Avec THE HAKA PARTY INCIDENT de Katie Wolfe(Aotearoa), symptomatique de voir que les pontes PAKEHA (Popa’a, Blancs), –maintenant à la retraite–, ne semblent toujours pas avoir intégré que la raillerie perpétuelle & sans ménagement de certaines coutumes pouvaient être blessantes... D’autant que les Associations maories leur demandaient de les ménager depuis plus de 20 ans ! D’autant que la communauté maorie n’était pas autorisée à rendre la pareille, en se gaussant des rituels anglo-anglicans en public... À l’origine du show-potache, étourdiment sans même en avois conscience, ils ne pensaient pas à mal... Mais après ! après les événements !!! les plaintes & la répression qui ont suivi... des regrets auraient pu sortir !!! Non ! l’inconscience tenace !!!

Ce n’est pas pour rien que Te HAU (LA CONCILIATION), ait entonné «imagine» dans la Cour de l’école d’ingénieurs...  Pourtant l’Association maori sera pourchassée, dénigrée..


La blessure culturelle

 Peut-on estimer que la situation soit meilleure dans le monde du sport ? Avec MANAE FELEU, CAPTAIN FUTUNA, de Tarik Ben-Ismaïl (Wallis, FR), l’enjeu est double : d’une part, le rugby féminin en France souffre de l’inégalité de traitement vis-à-vis des hommes... au niveau de la professionnalisation... d’autre part, entrer dans une équipe française –nationale de surcroît–, est un avantage sur les Trois-Royaumes...

Si Manae met en avant la solidarité du jeu en équipe qui déborde sur le quotidien, elle se trouve tout de même obligée de mener de front des études de médecine & sa carrière sportive !!!

L’avenir se dessinerait-il dans cette réflexion du père, resté au pays : sur l’empathie que crée le mélange de cultures dont bénéficie sa fille...  ?


Océanie état de choc ...

BEING NIUEAN de Shimpal Lelisi (Aoteaora)  jette à la face du monde, le désistement du gouvernement néo-zélandais, 50 ans après  les accords concernant son indépendance en libre Association.

Une bonne partie de la population, n’y croyant pas, a préféré émigrer vers Aotearoa. Une "indépendance dépendante" à tous points de vue, telle est la formule, délibérément cocasse, que subissent les Niuéens.

Le retour au pays de certains, se solde, consciemment, par une adaptation à un niveau de vie réellement plus frustre.

 

SOS  Océanie ! Australie  + USA!  + Great Britain! +Aotearoa! + Japon

  SOS déminage !!! Humanité bafouée ! Pourquoi se gêner ???  Îles Salomon Bombées ! La rumeur populaire les désigne par "tindalo" –ces esprits de la Terre (esprits des morts) qui viennent faucher la vie en surface– ! Les artilleurs, eux, les appellent UXO (UneXploded Ordnance = mUnitions non eXplOsées), ces engins de guerre abandonnés, qui se détériorent, explosent au moindre petit feu, au mini déplacement et qui truffent le sol & les abords marins des îles Salomon !!!  

THE WAR BELOW de Tuki Laumea (îles Salomon) «tindalo esprits des morts» lance un SOS aux belligérants de la 2nde Guerre Mondiale, qui se sont servis du site  : & sont repartis sans emmener leurs déchets homicides.

Vu les centaines de morts par an, depuis plus de 80 ans ; les centaines d’engins à peine enfouis sous habitations & écoles... il est URGENT qu’ils fassent réparation : en assistant les victimes, estropiées, traumatisées, handicapées... fournir aux familles décimées de quoi survivre ! & éduquer leurs enfants !

Les sinistrés, sans réels moyens, tentent de cautériser leurs plaies !


À quelques heures du palmarès...   

...bien évidemment, vous pensez au jury, qui n’a pas manqué, pour la plupart de ses membres, de se mobiliser professionnellement dans des entreprises de valorisation de l’Océanie   :  Son président, Aaron Salā, (Hawaii), Directeur général du 13e Festival des arts et des cultures du Pacifique (FestPAC), se lance dans l’image du tourisme durable, «respectueux des cultures et centré sur le bien-être des communautés». Concerné directement, avec Gravitas Pasifika, au renforcement de la résilience et de l’autonomie des peuples autochtones...

Avec Fabienne Hanclot (France, déjà abordée dans un précédent article, et son sens de la créativité), Anusha Duray (Australie), personnalité incontournable dans la promotion des «talents autochtones» constamment sur la brèche... Taualeo’o Stephen Stehlin, (néo-zélandais d’origine samoane), Producteur télé de Tagata Pasifika, consacrée aux peuples autochtones... Delphine Ollier-Vindin, (Nouvelle-Calédonie), «à l’initiative du festival RECIF (Réalisateurs émergents, cinéma international et films du Pacifique)», vous donne la touche cinéma de fiction et d’auteurs.

Tuarii Tracqui, (Polynésie française), à la sensibilité scénique affûtée à l’humour, jouant du verbe & du corps, se trouve au confluent contestateur de la transmission & de la création... Lucile Guichet (Polynésie française), après  Sciences-Po Paris journalisme, enchaîne à Polynésie La1ère, & produit ...

 

Un jury d’activistes ...

 ... et bien évidemment, vous aimeriez les entendre tous, ensemble, vous parler de leur expérience de jury....

 

Un article de  Monak  

Tous droits réservés à l’auteur requis avant toute utilisation ou reproduction du texte ou des images sur Internet, dans la presse traditionnelle ou ailleurs.

 

jeudi 12 février 2026

23è FIFO Actu & Écrans


« Faire société ensemble » 
(Wallès Kotra SenioR, co-fondateur FIFO)

 

L’équipe FIFO au taquet, j’admets avoir hésité à titrer cet article avec le «Je suis nous» de Wallès Kotra JunioR, & le «Je suis moi» de Nathalie Heirani Salmon (Déléguée interministérielle au handicap)... tout aussi percutant! La NOTION-CLÉ de cette session 23ème session est lâchée :

L’ensemble des sélections (in, off, etc.), des interviews, des rétrospectives, du sang de ce festival 2026 tourne autour de ce moteur intégrateur des sociétés océaniennes –toutes minorités confondues–, qu’elles soient de genre, de domicile ou sans, de handicap, d’ethnie & tout le bataclan...

 

C’est que Louis-José Barbançon, figure de proue néo-calédonienne nous explique très bien que la problématique de l’insulaire c’est son «besoin de racines autant que d’horizon : l’une pour se nourrir, la seconde pour se sublimer»

C’est qu’au jour le jour, les FIFO-TALKS vous incitent en direct ou streaming, à vous transmettre un brin de réalité. L’actualité océanienne ? Cliquez, vous y êtes ! Bravo donc & merci pour la com’ ! Une question de site opérationnel !

Un intrus dans le In    

C’est que la Tahiti Film Commission vous invite à découvrir «les enjeux de la visibilité des talents en situation de handicap et de l’accessibilité des contenus pour tous»... et que France TV, partenaire fondateur du Fifo, sa directrice des documentaires vous informent des perspectives pas toujours sereines qui touchent les productions destinées à l’ensemble des publics inclusifs (malentendants compris)...

Avec Nlle-Calédonie, un retour aux racines (film de Wallès JR Kotra) un détour sans complexe par le OFF, pour bien nous ancrer dans la tête que la langue des signes est «moyen de communication intégrateur» & réparateur de l’enfermement douloureux dans la solitude de la surdité, & que la spécificité du handicap requiert des écoles spécialisées pour avancer & faire avancer le pays...

...ne serait-ce que dans l’apprentissage de l’écrit !!! & de l’accès à l’autonomie professionnelle !

Un clivage qui te rend invisible...

 

 À tout malheur, solution se profile : en formation d’interprètes (interface), particulièrement efficace dans le FIFO TALK de ce mercredi 11 février... où le public de malentendants polynésiens a cartonné au Village Fifo... Quant à la production cinématographique tous publics intégrés, il suffisait d’y penser...

Retour au "IN" comme annoncé, pour déflorer la thématique invisible & muette  qui  impulse plus particulièrement ce FIFO...

 

Seule & lunaire ...  

L’incontournable tribut de la violence familiale, sociale, étatique, confessionnelle ou ethnique... Le déplorable échec d’une éducation dressage-tabassage, d’une société puritaine du non-dit, d’une morale où le sacrifice prévaut sur toute forme de plaisir, et de la honte d’être violée dans l’enfance en Océanie comme ailleurs dans le monde. Ce doc’ nous démontre l’irrémédiable rançon des excès : cruels, sexuels, sexistes subis. Et nous côtoyons une auteure samoane, géniale, douée, engagée, sur la pente qui la disloque & l’engloutit...

C’est comme une démonstration algébrique à une inconnue... ça ne pardonne pas ! La guérison est-elle possible ???? Sinon que l’écrivaine Sia Figiel, nous la connaissons & son lectorat en raffole...

La réalisatrice Kimberlee Bassford peut s’enorgueillir d’un tel chef-d’œuvre de perspicacité, de vision à long terme et de valeur esthétique (poétique de l’image & du scénario)  pour son documentaire Before the Moon falls (Samoa, USA). Être écrivaine c’est vaincre l’imposture d’une écriture qui affiche l’Autre pour s’occulter : la fêlure ne pourrait se combler qu’avec difficulté... À l’instar de la Terre natale, carquant moral qui te renvoie à l’océan de ta gestation, de l’exil qui t’offre une identité de passage... qui t’excentre de tout, de ton corps...

Un clivage qui te pousse à disparaître



Une face cachée .. Ton secret... Pourquoi ?

  Le pays qui ne t’aide pas & ne te reconnaît pas comme son enfant : avec MA RUE de Mathilde Zampieri & Elia Merlot (Polynésie), la Rue qui t’aspire & les instances qui te recrachent... À l’étonnement & au scandale de ton Centre de formation qui te croyait sauvée... Comme si être placée te relègue aux oubliettes, comme si aimer un détenu qui t’aime te déclasse...  Comme si te priver de ton enfant est la seule solution à ta précarité !  Comme si on ne pouvait prévenir ta dépression...

La pauvreté qui dégrade... Orpheline sans trace...

Comme si T’existais pas...

Colons  =  Exclusion ????

Entre ABORIGÈNE ARTISTE & BLANC MERCANTI  : le fossé du coffre-fort... la citadelle du profit... Tu le décris primitif, tu l’empoches à millions...  

Emily Kame Kngwarreye en plaisante, souriante... Inutile de retracer    l’épopée des sans-gloire & des conquérants... Elle jette sur la toile des milliers de touches pointillistes qu’elle signe de sa griffe...

Femme, c’est ta Terre que tu balises... La terre est une toile, sur laquelle s'inscrivent les traces de la Culture ancestrale. Tes semblables y reconnaissent jusqu’aux points d’eau...

Gardienne de la mémoire, tu as la responsabilité de recueillir toute trace de vie de ton igname-pinceau. Ce Temps du Rêve, inscrit sur ta peau peinte ou scarifiée, danse sur les chants de ton rituel (awleye).

Quelle symbiose pourrait s’échanger entre colon & colonisé ? Danielle Mac Lean dans EMILY : I AM KAM (Australie) insiste sur cette chape de silence, cette dissonance de perceptions... ces 2 mondes... Cet Art qui se solde à l’alimentaire & à l’oeil suffisant du public au vernissage

Un marché de l’Art qui t’efface...

 

ENFANTS : des vols coloniaux

  Qui aurait pu croire que le traité avant-gardiste de Waitangi –qui établissait l’égalité entre ressortissants de la Couronne & Tribus Maori– (1840) serait piétiné avec autant d’abjection ? THE STOLEN CHILDREN OF AOTEROA de Julian Arahanga (NZ) brosse le bilan obscène de l’avilissement de plus de 500 000 enfants de 8 à 16 ans, "placés" en familles, Institutions (dont religieuses) ou couvents, abusés par le personnel ou les religieux, enfermés en cellules 23h /24, internés en asile psychiatrique avec expérimentations électrochocs & autres tortures, puis incarcérés à l’isolement jusqu’à leur majorité entre 1950-90.

Les survivants témoignent... Après enquête pénible et longue à l’encontre des Services à l’Enfance(Oranga Tamariki), le prétexte "d’assimilation" par le Gouvernement Néo-zélandais –tendant à s’approprier la population maori d’abord, en détruisant les familles, à l’acculturer, à en réduire le nombre déporté aux abords des villes (pour main d’œuvre), puis la natalité...

Ta culture māori éradiquée


Un article de  Monak  


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mercredi 11 février 2026

23è FIFO Le court-doc


Du court au Doc’ en  Océanie

 

Histoire de nous plonger dans le bain du Film Documentaire, & compte-tenu de l’élasticité de la performance, passant du mini au super maxi avec prolongations dans la catégorie sélectionnés du FIFO... Tenons-nous en au SHORT : le spectateur pourra se pencher sur les tendances –"nouvelles" bien sûr– de cette catégorie que nous devons à Mareva Leu, illustrant la 2nde soirée du Festival tahitien...  Fenêtre-sur-courts nous fait voyager en Pacifique & cligner de l’oeil dans l’histoire du Cinéma.

 

À peine 2 jours au village FIFO 2026, que se note une qualité & une prise de liberté des documentaristes : de la diversité d’approche au traitement nettement poétique de l’image, de ses respirations, de la conception même du produit cinématographique... Effectivement c’est dans l’air...  

 


Rien ne pourrait donc vous étonner sur la présence dans le Jury 2026, de Fabienne Hanchot qui pousse, dans la formation des cinéastes de L’école Documentaire (Ardèche Images) qu’elle dirige, «à la réalisation documentaire de création»...  Ce qui poussera peut-être à une restructuration d’un secteur qui souffre de son manque de moyens de production & de diffusion...

Donc, Fabienne ne se trouve pas par hasard au cœur de la 37ème année d’un Festival du documentaire à Lussas... au cœur des états-généraux du Documentaire ... mais aussi petite ville rurale d’un millier d’habitants : point commun avec notre atmosphère provinciale... compte tenu que les 2 sites ne sont desservis par aucun train...  Elle sera ravi de l’apprendre...

Petit détour qui nous conduit immanquablement vers... un contexte local revu & corrigé... Le reste du jury sera épluché ultérieurement par nos soins... bien sûr

 

Dans la veine retour aux sources.... 

 Le brut de décoffrage, comme si vous y étiez avec le Mini NGADJURI, SPIRIT AND SONGS OF COUNTRY de Quenten Agius & Kim Navromatis (Australie)... vous claque aux oreilles sur fond de psalmodie... pour en retrouver l’âme... Incantations sur panorama aride & désert de sa population première... Un court moment de symbiose intense enclos dans ces milliers d’années en écho, entre palpitations humaines & vibrations d’une nature qui aurait gardé toutes les couleurs de son histoire originelle transmise par les descendants des Natifs... Un rituel de communication... entre danse des héritiers autochtones & chants de leur Terre Mère.

 

Oracle ou Oralité  ...

 C’est qu’effectivement, ailleurs aussi, sur tout ce Pacifique dépossédé, par les envahisseurs, depuis des siècles... les actes communautaires d’appartenance se multiplient. Leur symbolique est une pierre sur tant de traces disparues... HE MO’OLELO WAHI PANA de Ku’ulei Keakealani & Kapena Liu (Hawai’i) donne le ton de la ré-appropriation de la transmission orale, –celle qui se proclame et s’affiche enfin, après tant d’époques cadenassées–, d’une légende sacrée –le mo’olelo–, face à un auditoire.

Conteuse contemporaine, investie de ce pouvoir de transmission, à l’unisson avec  princesse, poétesse, prophétesse ancestrales, unies avec ses 2 protagonistes lointaines se liant à nouveau au paysage dont elles sont issues...

 

Dans le style réhabilitation

...Les jeunes du Pacifique peuvent s’honorer de la mémoire d’un génie nommé Tom Davis. En effet,  PAPA TOM, FROM THE SEAS TO THE STARS de Damon Fepulea’i (Îles Cook, Aotearoa) retrace le parcours d’une personnalité dont les aptitudes dépassent toute moyennne . Navigateur, médecin, scientifique embauché par la NASA, il excelle : le personnage n’est pas anodin...  

Un véritable devoir de dépoussiérage de l’histoire officielle drainée comme une mauvaise contrefaçon par l’esprit de colonisateurs malhonnêtes mais intouchables ! Là où les héros sont traités en «Sauvages», aujourd’hui encore !  

 

 Autochtone un délit ?

 ...Et tout proche, dans le registre coïncidence extraordinaire, au moment où les Concours internationaux de chorales se déroulent pour la 1ère fois à Aukland (2024), le chœur Fidjien "Primanavia" réalise le rêve de s’y produire. Nothing Is Impossible : The Primanavia Story de Caleb Young (Fidji) relate cette conquête sur soi, cette prise de conscience de sa valeur... Le  courage de se mettre sur un pied d’égalité avec le monde occidentalisé au maximum... Dans le style aventure du 21ème siècle...  une nouvelle page se tourne où la fierté d’être soi se trouve mise à l’honneur...  

 

Entre contestation & revendication

Pas très éloigné de ce qui précède, & face au préjugé d’infériorité LAND BACK ! de Valentin Henry (Aotearoa, France) retrace les marches qui rassemblent les communautés autochtones de Nouvelle-Zélande !!! Le titre est injonctif : "Rends la Terre"; on ne joue pas avec le droit des peuples.

«La marche Hīkoi mō te Tiriti (novembre 2024 contre le projet de loi relatif aux principes du Traité de Waitangi), a rassemblé environ 42 000 participants. Il a fallu neuf jours pour atteindre le Parlement à Wellington, certains groupes étant partis du Grand Nord et de Bluff » (Reine maorie Nga wai hono i te po y compris). Les pétitions en ligne recueillent plus de 200 000 signatures. Le drapeau tino rangatiratanga (souvent réduit en « Tino »), ou drapeau national maori, sort pour la première fois lors du Waitangi Day en 1990. 

Un long combat que perçoivent peu les touristes : serait-il indéniablement occulté?  

N’hésitons pas à nous scandaliser : les solidarités alliées durant la Grande Guerre, envoient les autochtones de leurs possessions insulaires au front. Se servir des colonies pour s’exempter d’un devoir national, le comble ! The Forgotten Soldiers of Niue de Tuki Loumea (Aotearoa) trouve son pendant en compétition avec BEING NIUEAN de Shimpal Lelisi : un peuple (Niueen) que l’histoire mondiale n’épargne pas !!! Les adultes masculins d’une île de 260km2, sert de stock à engagés volontaires !!! Pire qu’une indélicatesse, une prise d’otages sans déclaration d’esclavagisme...

# Land Back !   Rends ma Terre !


Par contre les droits identitaires, le changement d’état-civil, la libre apparence sont entérinés par l’État néo-zélandais, depuis plus d’une douzaine d’années... FEARLESSLI de Lee Li (Aotearoa), avec ce jeu de lettre du titre, présente l’exil identitaire & médical comme une simple démarche libératrice... À la veille du meurtre transphobe de la néo-calédonienne Joella, l’émoi est grand dans la communauté LGBT de Tahiti !   

 

Un article de  Monak

 

Tous droits réservés à l’auteure requis avant toute utilisation ou reproduction du texte ou des images sur Internet, dans la presse traditionnelle ou ailleurs.